Des histoires de coups d’État en Afrique de l’Ouest, la CEDEAO n’en veut plus. L’Organisation sous-régionale a décidé de passer à la vitesse supérieure lors de son  62e sommet des chefs d'État et de gouvernement qui s’est tenu à Abuja ce dimanche 04 décembre 2022.

Selon des informations rapportées par RFI, la CEDEAO a adopté un projet de création d’une Force régionale pour empêcher les coups de force. Cette force, dont tous les contours ne sont pas connus, va intervenir en cas de coups d’État pour rétablir l’ordre constitutionnel dans les pays membres. Elle interviendra également en cas de besoins contre le terrorisme, précise le média français.

La création de cette Force régionale de la CEDEAO intervient après des phénomènes de coups d’État répétitifs observés ces deux dernières années au sein de certains pays membres de la communauté. En août 2020, le Mali a été le premier pays a enregistré un coup d’État. De jeunes colonels dirigés par le Colonel Assimi Goïta ont déposé le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

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Le deuxième coup d’État est celui intervenu en septembre 2021 en Guinée, un autre pays membre de la CEDEAO. Le président Alpha Condé qui venait de renouveler son troisième mandat a été renversé par le Colonel Mamadi Doumbouya.

Le Burkina Faso est le mauvais élève de l’espace CEDEAO. Le pays des hommes intègres a enregistré deux coups d’État en moins d’un an. En janvier 2022, le président Roch Marc Christian Kaboré, constitutionnellement élu, a été déposé par le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba Sandaogo. Fin septembre 2022, le lieutenant-colonel Damiba est renversé à son tour par le capitaine Ibrahim Traoré.