Vers la dissolution de la commission électorale nationale indépendante au Burkina Faso. Le Conseil des ministres, présidé par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a examiné et adopté ce projet de loi lors de sa réunion hebdomadaire du mercredi 16 juillet 2025. Selon le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, plusieurs autres dossiers ont également été abordés au cours de cette séance. 

La dissolution de la CENI, une structure "budgétivore" 

D'après le Ministre d'État Emile Zerbo, la CENI coûte près d'un demi-milliard de francs CFA chaque année, ce qui est "en incohérence totale avec les dispositions de la Charte de la transition" en vigueur au Burkina Faso. Le gouvernement estime que cette structure n'est plus adaptée dans le contexte actuel de refondation de l'État. 

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Le projet de loi adopté mercredi prévoit donc de transférer les attributions électorales au ministère de l'Administration territoriale, comme c'était le cas avant la création de la CENI. Cette décision s'inscrit dans une volonté de rationaliser les dépenses publiques et de simplifier l'organisation des élections à venir. 

Une étape dans les réformes institutionnelles 

Cette dissolution de la CENI s'inscrit dans un programme plus large de réformes institutionnelles engagées par les autorités de la transition. Le gouvernement burkinabè souhaite ainsi moderniser et optimiser le fonctionnement de l'État, dans un contexte sécuritaire et économique particulièrement difficile. 

Une fois adoptée par l'Assemblée législative, cette loi mettra fin à l'existence de la Commission électorale nationale indépendante au Burkina Faso. Les prochains scrutins seront donc organisés sous la supervision directe du ministère de l'Administration territoriale.