« Flava Flav a ses propres problèmes. Je ne peux rien faire pour toi, mec », a souligné Yusuf Tuggar, citant Public Enemy pour affirmer l’indépendance de son pays. L’administration Trump a exprimé sa volonté de voir le Nigeria accueillir des déportés vénézuéliens en provenance des États‑Unis. Cette demande s’inscrit dans une politique de répartition des migrants expulsés et inclue parfois des ressortissants tiers. 

Le ministre Yusuf Tuggar a rejeté cette pression, estimant qu’elle ne tenait pas compte des réalités démographiques et sociales du Nigeria. Il a déclaré que son pays, fort de plus de 230 millions d’habitants, ne pouvait se permettre d’importer des tensions supplémentaires.

Pour illustrer son refus, le ministre a repris une phrase mémorable du groupe Public Enemy. « Flava Flav a ses propres problèmes. Je ne peux rien faire pour toi, mec », a-t-il cité mot pour mot, soulignant que le Nigeria avait assez de défis internes à gérer. Les menaces de Washington allaient au-delà des seules requêtes de rapatriement. Elles comprenaient des mesures de rétorsion économiques, comme des restrictions de visas et la hausse des tarifs douaniers. 

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Yusuf Tuggar a dénoncé ces stratégies comme « une pression considérable ». Selon lui, les nouvelles conditions de délivrance de visa pour les Nigérians, entrée unique et validité de trois mois, n’étaient pas justifiées par des motifs de sécurité ou de coopération, mais relevaient d’une logique punitive.

Le Nigeria maintiendra ses propres conditions d’accueil et de transit des migrants. Les autorités nigérianes ont précisé qu’aucune procédure d’asile accélérée ne serait mise en place pour les Vénézuéliens déportés.