C’est officiel. Il est Candidat à un troisième mandat, pour l'élection présidentielle de décembre 2025. Faustin-Archange Touadéra fait face aux critiques de l’opposition. Au pouvoir depuis 2016, Touadéra tente de briguer un troisième mandat à la faveur de la révision constitutionnelle de 2023.

Sa candidature a été officialisée lors de son discours d’investiture devant les cadres et militants de son parti. « Beaucoup d’entre vous m’ont demandé. Ma réponse est oui : je suis votre candidat », a lancé le président sortant, déclenchant une salve d’applaudissements.

Candidat à sa propre succession pour un troisième mandat,  Faustin-Archange Touadéra a déclaré à ses militants qu’il se présente comme le garant de la paix et de la reconstruction dans une Centrafrique encore marquée par des années de conflits.

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Ses soutiens saluent ses efforts en faveur de la réconciliation nationale et du développement. En revanche, ses opposants l’accusent de dérive autoritaire et de manipulations institutionnelles visant à pérenniser son pouvoir.

Âgé de 68 ans, Faustin-Archange Touadéra dirige la République centrafricaine depuis 2016. Il a été réélu une première fois en 2020, dans un contexte marqué par une forte instabilité sécuritaire, notamment avec les tentatives de déstabilisation de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Son mandat actuel, censé être le dernier selon l’ancienne Constitution, a été prolongé par une réforme controversée.
 

Le 30 août 2023, une nouvelle Constitution a été adoptée par référendum. Elle supprime la limitation à deux mandats présidentiels et allonge leur durée de cinq à sept ans. Une révision dénoncée par l’opposition et une partie de la communauté internationale, mais validée par les institutions nationales.