À moins d'un an des élections de 2026, l’audit du fichier électoral béninois fait état d’un dispositif juridique solide et d’un processus transparent. L’opération d’audit du fichier électoral a débuté début juillet et répond à une demande du parti d'opposition Les Démocrates, appuyé par certains de ses pairs. Le président Patrice Talon a validé la démarche et quatre experts internationaux ont été recrutés pour conduire le processus, parmi lesquels un démographe, un spécialiste en biométrie, un expert en informatique et un expert légal. L’équipe a rendu ses conclusions le mardi 5 août 2025.
Un séminaire de restitution s’est tenu à huis clos à Cotonou et a rassemblé les représentants de la CENA, de l’ANIP des ministères de la décentralisation et des finances, de la Cour constitutionnelle et des partis politiques. Cette étape terminée, le chef d’équipe Ronsard Malouda Ngimbi a ensuite animé une conférence de presse avec Jean-Baptiste Elias, président du comité de pilotage.
Il est à retenir que les experts ont examiné le cadre légal et ont relevé que le système juridique comporte suffisamment de lois et de décrets. « Les principales conclusions échangées avec eux ont tourné autour du cadre légal d'abord. Nous avons eu à féliciter l'abondance de l'encadrement juridique de tout ce qui se passe, partant de la collecte des données de la population jusqu'à l'établissement de la liste électorale informatique », a indiqué Ronsard Malouda Ngimbi.
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Ils ont aussi souligné un point sur la date de référence. « Le cadre (légal, ndlr) retient comme date de référence pour l'appréciation de la majorité, la date du premier scrutin de l'année électorale. Évidemment, pour ce premier scrutin de l'année électorale, la liste inclura tous les citoyens béninois qui auront atteint la majorité des 18 ans à cette date.
Mais pour les scrutins qui suivront, il se posera un problème. On risque d'exclure les jeunes qui auront atteint la majorité entre le premier scrutin et les scrutins qui suivront », a expliqué le chef d’équipe. Ils ont donc proposé de changer la date de référence et de « produire pour chaque scrutin une liste électorale informatisée conforme au scrutin concerné, parce que la date de ce scrutin sera une date de référence pour faire le tri et l'extraction de la liste ».
Les experts ont aussi vérifié la qualité des registres et ont affirmé que « les registres qui ont été analysés ne contiennent pas de doublons parce que la question de la déduplication est réglée en amont des fichiers ». Ils ont noté que « tous les traitements au fichier d'état civil bénéficient au fichier électoral. Un fichier d'état civil, déjà, ne peut pas tolérer en son sein des doublons parce que la nation tourne avec un identifiant unique par citoyen ».
