Le tête-à-tête entre les deux personnes a duré près de trois heures, a écrit l'agence de presse officielle russe Tass, sans donner plus de détails. « Une conversation très utile et constructive a eu lieu » au Kremlin sur le conflit en Ukraine et les relations russo-américaines, a de son côté déclaré à la presse le conseiller diplomatique du chef de l'État russe, Iouri Ouchakov. Il assure que la Russie avait « envoyé certains signaux » sur le dossier ukrainien.

Steve Witkoff, homme de confiance de Donald Trump pour les « missions de paix », a déjà rencontré le président Poutine à plusieurs reprises, mais aucun de ces entretiens n'a amené ce dernier à changer de cap sur la guerre en Ukraine. Donald Trump a donné jusqu'au vendredi 8 août à la Russie pour qu'elle mette fin à son offensive en Ukraine, sous peine de nouvelles sanctions. Il a notamment menacé d'infliger des « droits de douane secondaires » aux pays qui continuent de faire du commerce avec Moscou, comme la Chine et l'Inde. 

Interrogé mardi à la Maison Blanche pour savoir s'il allait imposer des surtaxes de 100%, le locataire de la Maison Blanche a rétorqué n'avoir « jamais parlé de pourcentage », avant d'ajouter « mais nous allons faire beaucoup de choses dans ce sens ». « Nous avons une réunion avec la Russie demain (mercredi, NDLR). Nous verrons ce qui se passera. Nous prendrons cette décision à ce moment-là », a-t-il martelé.

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, pour sa part, exhorté mercredi à « renforcer tous les leviers dont disposent les États-Unis, l'Europe et le G7 » contre la Russie, peu après l'arrivée de Steve Witkoff dans la capitale russe. Il avait déjà annoncé mardi avoir évoqué les sanctions contre la Russie et la coopération militaire au téléphone avec Donald Trump, mentionnant un « projet d'accord sur les drones ».

Le président américain exprime dorénavant de plus en plus ouvertement sa frustration à l'égard de Vladimir Poutine. Aux journalistes qui lui demandaient lundi quel serait le message de Steve Witkoff à la Russie et s'il y avait un moyen pour celle-ci d'éviter les sanctions, il a répondu : « Oui, conclure un accord pour que les gens cessent d'être tués. » Le Kremlin a quant à lui dénoncé des menaces « illégitimes ». Malgré la pression exercée par Washington, l'offensive russe contre son voisin se poursuit.