Après les violences du 1ᵉʳ août, des leaders de l’opposition interrogés par la police. Le mercredi 6 août 2025, la police d’Abidjan a convoqué six cadres de l’opposition ivoirienne. Ces dirigeants appartiennent au front commun du PPA-CI et du PDCI-RDA. Parmi eux figurent Damana Pickass, deuxième vice-président du Conseil stratégique et politique du PPA-CI, et Dia Houphouët, député du PDCI. Les questions ont porté sur les heurts survenus à Yopougon dans la nuit du 1ᵉʳ août 2025.

Lors des manifestations, des groupes d’individus non identifiés ont mis le feu à un bus de la Société des transports abidjanais. Un véhicule de police a été endommagé et des agents ont été agressés. Durant la journée du mardi 5 août, Damana Pickass et Dia Houphouët ont été entendus. Ils ont passé de longues heures en audition et ont été questionnés sur leur rôle supposé dans l’organisation des manifestations. Mais ils ont fini par être relâchés.

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À leur sortie, Damana Pickass a qualifié la journée d’« infernale » et a évoqué « des interrogatoires longs, harassants, à la limite de la torture ». Simon Doho, membre influent du PPA-CI, a condamné les méthodes employées. « Les intimidations n’ont aucune valeur ajoutée sur la recherche de consensus. Bien au contraire, elles contribuent à radicaliser les positions, à décupler notre détermination pour faire triompher la démocratie », a-t-il déclaré à RFI.