La Coordonnatrice résidente du système des Nations unies est expulsée du Burkina Faso. Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement, le ministre de la Communication Pingdwendé Gilbert Ouedraogo, a dénoncé le « total mépris à l'endroit des autorités et institutions burkinabè » dans l'élaboration de ce rapport intitulé « Les enfants et le conflit armé au Burkina Faso ». 

Selon le communiqué, ce rapport a été élaboré par une « équipe spéciale pays, coprésidée par la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Burkina Faso », sans que les autorités nationales ne soient associées ou même informées de ses conclusions. 

« Dans un style narratif citant indistinctement les terroristes et les institutions de défense et de sécurité du Burkina Faso, ce rapport qui ressemble à une compilation d'affirmations sans fondements et de contre-vérités ne comporte en annexe, ni copies de rapports d'enquêtes, ni arrêts de justice pour étayer les cas prétendus de violations contre des enfants attribués aux vaillants combattants burkinabè », a dénoncé le porte-parole du gouvernement burkinabè. 

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Le gouvernement regrette que ces informations aient été « compilées et publiées par l'équipe spéciale pays, sans même associer les structures compétentes burkinabè, toute chose qui aurait permis d'avoir une lecture plus complète et non-biaisée de la situation des enfants dans les zones à fort défi sécuritaire au Burkina Faso ». 

En conséquence, le gouvernement a déclaré persona non grata sur le territoire burkinabè Madame Carol Flore-SMERECZNIAK, Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies, en raison de sa « responsabilité dans la coprésidence de l'élaboration d'un rapport compilant des données sans sources objectives, sans preuves ni justificatifs, véhiculant des informations graves et mensongères ». 

Le communiqué souligne que le gouvernement estime que Mme Flore-SMERECZNIAK « n'est plus une interlocutrice crédible » et que cette décision vise à « préserver et renforcer les acquis importants de la Coopération entre le Burkina Faso et les Nations Unies ».

Tout en réaffirmant son adhésion aux idéaux des Nations Unies, le gouvernement burkinabè a réitéré sa « totale disponibilité à coopérer avec l'Organisation, à travers des représentants et des équipes pays résolument engagés dans un accompagnement vrai et sincère ».