Changement de cap pour la FCBE. Après avoir été l'un des principaux partis d'opposition au régime du président Patrice Talon depuis 2016, ce mouvement politique entend désormais faire partie de la mouvance présidentielle pour les élections générales de 2026. 


C'est ce qu'a révélé Idrissou Bako, un des responsables de la FCBE, dans un entretien accordé à Daabaaru Tv. « Après bientôt dix ans d'opposition, nous avons pris la résolution d'être de la mouvance de 2026. Nous serons de la mouvance de 2026 Inch'Allah », a-t-il ainsi déclaré.

Selon l'ancien député, ce revirement politique s'inscrit dans une « logique de repositionnement » de la FCBE, qui souhaite désormais « séduire l'adversaire d'aujourd'hui » afin de pouvoir bénéficier de son « parrainage »  lors du prochain scrutin présidentiel.

Pour ce faire, le parti envisage notamment d'entrer en discussions avec les formations politiques actuellement au pouvoir, à savoir le Bloc républicain (BR) et l'Union progressiste le renouveau (UPR). « S'il faut négocier avec celui qui est aujourd'hui (un) adversaire pour pouvoir avoir un accord dans le cadre des élections générales, gouvernance, ou bien un accord de législature, nous allons le faire », a indiqué Idrissou Bako.

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Ce repositionnement stratégique pourrait également se traduire par des nominations de cadres d'autres partis de la mouvance présidentielle à des postes de responsabilité au niveau local, notamment à Kandi où plusieurs conseillers Fcbe ont récemment été destitués.  

« Après la destitution de ces conseillers, la FCBE va procéder à des nominations pour ces postes-là. Et la FCBE va entrer en discussion avec toutes les formations politiques en place. Si nous n'avons pas de conseillers, puisque la plupart, ils sont partis, nous allons positionner les conseillers pour lesquels nous pensons que nous aurons , peu importe leur formation politique », a précisé l'ancien parlementaire.

Toutefois, Idrissou Bako a tenu à préciser que la FCBE reste, pour l'heure, un parti d'opposition au régime de Patrice Talon. « Le jour où nous ne serons plus de l'opposition, nous allons le déclarer », a-t-il assuré.