Le climat politique est tendu en Côte d'Ivoire, avant le scrutin du 25 octobre prochain. Pour cause, l'exclusion de figures de l'opposition, dont Laurent Gbagbo, suite à des décisions de justice. « Aujourd'hui, le Parti des peuples africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI) dénombre 29 personnes victimes d'enlèvement ou de disparition forcée » et « d'arrestation » depuis le 1er août, a déclaré le président exécutif du PPA-CI, Sébastien Dano Djédjé, lors d'une conférence de presse.
Le président exécutif du PPA-CI s’est indigné pour le fait que des figures politiques de l’opposition disparaissent ou sont arrêtées, pour des « opinions politiques ». Il a ajouté que « des familles demeurent sans nouvelles depuis plusieurs semaines de leurs proches ».
Dans une liste dressée par le PPA-CI de personnes interpellées et transmise à l'AFP, figurent l'ancien ministre de la Défense, Moïse Lida Kouassi, la députée suppléante de la commune abidjanaise de Yopougon Pascale Zahouly ou encore le cyberactiviste Ibrahim Zigui.
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Les deux premiers sont accusés d'être liés à la dégradation d'un bus, d'une voiture de police et de violences à Yopougon début août. Ils sont notamment inculpés pour "acte terroriste".
Une plainte avait été déposée pour « enlèvement et séquestration » de Ibrahim Zigui, début septembre. Son avocat avait ensuite indiqué avoir pu le rencontrer en prison à Abidjan.
La principale formation d'opposition, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), avait lui aussi dénoncé une série d'arrestations survenue en juin. Comme Laurent Gbagbo, le leader du PDCI, Tidjane Thiam a aussi vu sa candidature être rejetée par le Conseil constitutionnel.
Les deux hommes ne pourront pas affronter le président sortant Alassane Ouattara, candidat à un quatrième mandat au scrutin du 25 octobre.
Plusieurs militants du parti de Gbagbo ont déposé lundi des motions dans des préfectures à travers le pays, pour contester cette exclusion et pour critiquer le quatrième mandat que l'opposition juge inconstitutionnel.
