Politique

Côte d'Ivoire : une trentaine d’opposants arrêtés depuis août selon le parti de Laurent Gbagbo

Isidore Atindeyètin•

Le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, désormais opposant ivoirien, a affirmé, le mardi 16 septembre 2025, qu'une trentaine de ses membres ont été « enlevés » ou « arrêtés » dans plusieurs villes, dont Abidjan, depuis le 1er août 2025.

L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo
L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo

Le climat politique est tendu en Côte d'Ivoire, avant le scrutin du 25 octobre prochain. Pour cause, l'exclusion de figures de l'opposition, dont Laurent Gbagbo, suite à des décisions de justice. « Aujourd'hui, le Parti des peuples africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI) dénombre 29 personnes victimes d'enlèvement ou de disparition forcée » et « d'arrestation » depuis le 1er août, a déclaré le président exécutif du PPA-CI, Sébastien Dano Djédjé, lors d'une conférence de presse.

 

Le président exécutif du PPA-CI s’est indigné pour le fait que des figures politiques de l’opposition disparaissent ou sont arrêtées, pour des « opinions politiques ». Il a ajouté que « des familles demeurent sans nouvelles depuis plusieurs semaines de leurs proches ».

 

Dans une liste dressée par le PPA-CI de personnes interpellées et transmise à l'AFP, figurent l'ancien ministre de la Défense, Moïse Lida Kouassi, la députée suppléante de la commune abidjanaise de Yopougon Pascale Zahouly ou encore le cyberactiviste Ibrahim Zigui.

 

LIRE AUSSI : Présidentielle de 2026 au Bénin : le Bloc républicain désigne Mariam Chabi Talata comme colistière de Romuald Wadagni
 

Les deux premiers sont accusés d'être liés à la dégradation d'un bus, d'une voiture de police et de violences à Yopougon début août. Ils sont notamment inculpés pour "acte terroriste".

 

Une plainte avait été déposée pour « enlèvement et séquestration » de Ibrahim Zigui, début septembre. Son avocat avait ensuite indiqué avoir pu le rencontrer en prison à Abidjan.

 

La principale formation d'opposition, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), avait lui aussi dénoncé une série d'arrestations survenue en juin. Comme Laurent Gbagbo, le leader du PDCI, Tidjane Thiam a aussi vu sa candidature être rejetée par le Conseil constitutionnel.

 

Les deux hommes ne pourront pas affronter le président sortant Alassane Ouattara, candidat à un quatrième mandat au scrutin du 25 octobre.

 

Plusieurs militants du parti de Gbagbo ont déposé lundi des motions dans des préfectures à travers le pays, pour contester cette exclusion et pour critiquer le quatrième mandat que l'opposition juge inconstitutionnel.

 

 

 

PolitiquePublié le 12 octobre 2025 à 16h52, modifié le 07 octobre 2026 à 22h47

Côte d'Ivoire : une trentaine d’opposants arrêtés depuis août selon le parti de Laurent Gbagbo

Le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, désormais opposant ivoirien, a affirmé, le mardi 16 septembre 2025, qu'une trentaine de ses membres ont été « enlevés » ou « arrêtés » dans plusieurs villes, dont Abidjan, depuis le 1er août 2025.

RédactionIsidore Atindeyètin
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L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo
L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo

Le climat politique est tendu en Côte d'Ivoire, avant le scrutin du 25 octobre prochain. Pour cause, l'exclusion de figures de l'opposition, dont Laurent Gbagbo, suite à des décisions de justice. « Aujourd'hui, le Parti des peuples africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI) dénombre 29 personnes victimes d'enlèvement ou de disparition forcée » et « d'arrestation » depuis le 1er août, a déclaré le président exécutif du PPA-CI, Sébastien Dano Djédjé, lors d'une conférence de presse.

Le président exécutif du PPA-CI s’est indigné pour le fait que des figures politiques de l’opposition disparaissent ou sont arrêtées, pour des « opinions politiques ». Il a ajouté que « des familles demeurent sans nouvelles depuis plusieurs semaines de leurs proches ».

Dans une liste dressée par le PPA-CI de personnes interpellées et transmise à l'AFP, figurent l'ancien ministre de la Défense, Moïse Lida Kouassi, la députée suppléante de la commune abidjanaise de Yopougon Pascale Zahouly ou encore le cyberactiviste Ibrahim Zigui.

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Les deux premiers sont accusés d'être liés à la dégradation d'un bus, d'une voiture de police et de violences à Yopougon début août. Ils sont notamment inculpés pour "acte terroriste".

Une plainte avait été déposée pour « enlèvement et séquestration » de Ibrahim Zigui, début septembre. Son avocat avait ensuite indiqué avoir pu le rencontrer en prison à Abidjan.

La principale formation d'opposition, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), avait lui aussi dénoncé une série d'arrestations survenue en juin. Comme Laurent Gbagbo, le leader du PDCI, Tidjane Thiam a aussi vu sa candidature être rejetée par le Conseil constitutionnel.

Les deux hommes ne pourront pas affronter le président sortant Alassane Ouattara, candidat à un quatrième mandat au scrutin du 25 octobre.

Plusieurs militants du parti de Gbagbo ont déposé lundi des motions dans des préfectures à travers le pays, pour contester cette exclusion et pour critiquer le quatrième mandat que l'opposition juge inconstitutionnel.

Journaliste

Isidore Atindeyètin

Journaliste passionné par l'actualité politique et judiciaire au Bénin. Reporteur pour Libre Express.

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