Le 27 septembre, le président de la transition guinéenne, le colonel Mamadi Doumbouya, a signé un décret fixant la date de l'élection présidentielle au 28 décembre 2025. Cette annonce intervient au lendemain de la validation par la Cour suprême des résultats du référendum constitutionnel, approuvé à près de 90% par les Guinéens. 

Ce scrutin présidentiel était très attendu, les militaires s'étant initialement engagés à rendre le pouvoir aux civils avant la fin de 2024. Avec cette nouvelle Constitution, la voie semble désormais ouverte à une candidature de Mamadi Doumbouya, malgré ses précédentes déclarations écartant cette possibilité. 

En effet, la "Charte de la transition" établie par la junte après le coup d'État de 2021 interdisait à ses membres de se présenter. Or, cette interdiction n'apparaît plus dans la nouvelle loi fondamentale, levant ainsi un obstacle potentiel à une candidature du colonel Doumbouya. "Tout semble donc indiquer qu'il sera candidat, malgré sa promesse de ne pas se présenter", estime un opposant, Cellou Dalein Diallo.

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L'opposition dénonce par ailleurs des conditions électorales jugées très défavorables. Depuis l'arrivée au pouvoir de Mamadi Doumbouya, plusieurs partis politiques et médias ont été suspendus, les manifestations sont interdites et de nombreux leaders de l'opposition ont été arrêtés ou poussés à l'exil. "Mamadi Doumbouya ne veut pas que je me présente face à lui", déplore ainsi Cellou Dalein Diallo. 

Bien que la date des élections législatives n'ait pas encore été fixée, ce scrutin présidentiel du 28 décembre 2025 devrait marquer la fin de la transition politique en Guinée, quatre ans après le coup d'État ayant renversé le président Alpha Condé. Mais dans un contexte électoral tendu, l'opposition craint que cette élection ne soit qu'une "mascarade" permettant à Mamadi Doumbouya de se maintenir au pouvoir.