La crise au sein du parti Les Démocrates a franchi un nouveau cap cette semaine. Jeudi 16 octobre 2025, la formation d'opposition a vivement dénoncé une "ingérence du pouvoir" dans ses affaires internes, pointant du doigt le député Michel Sodjinou qui aurait agi comme "le porte-parole de la rupture" et serait "l'instrument du gouvernement" pour affaiblir le leadership de l'ancien président Boni Yayi.


Interrogé sur ces accusations, le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji n'a pas mâché ses mots. Selon lui, les difficultés des Démocrates relèvent avant tout de problèmes de gestion interne au parti. "Si on s'habitue à toujours rejeter la faute sur les autres, on ne fait jamais l'effort d'honnêteté envers soi-même pour reconnaître ses propres torts et chercher à s'améliorer", a-t-il déclaré.


Léandre Houngbédji a rappelé que la mouvance présidentielle elle-même n'est pas exempte de divergences, mais qu'elle a su les gérer pour présenter un duo de candidats compatibles. Il invite donc l'opposition à faire preuve du même sens des responsabilités, au lieu d'accuser systématiquement le gouvernement.


Le secrétaire général adjoint du gouvernement béninois a catégoriquement nié toute implication du pouvoir de Patrice Talon dans les tensions internes aux Démocrates. Le porte-parole du gouvernement béninois a dénoncé une tendance récurrente à tenir l'exécutif pour responsable. "Si l'opposition n'a pas su gérer ses contradictions, ce n'est pas au gouvernement qu'il faut en faire porter la responsabilité", a-t-il martelé.


Léandre Houngbédji a par ailleurs rappelé que les règles de parrainage ont été établies dans le respect des principes démocratiques, en concertation avec toutes les parties prenantes. "Nous avons même veillé à sécuriser les élus de l'opposition pour éviter toute pression", a-t-il assuré. Selon lui, la balle est désormais dans le camp des partis politiques pour gérer leurs problèmes internes.