L’audience solennelle de prestation de serment du collège de trois médecins assermentés de la Cour Constitutionnelle s’est tenue sous la présidence du Professeur Dorothé Sossa, président de la Cour constitutionnelle. Elle a débuté par la lecture des textes encadrant juridiquement la mission du collège médical. À la demande du Président, le Greffier en chef, Me Sylvestre Farra, a donné lecture de l’article 44 nouveau de la Constitution ainsi que de la décision EP 25-001 du 3 octobre 2025. Ces textes rappellent que tout candidat à la présidence ou à la vice-présidence de la République doit présenter un état de santé physique et mental compatible avec l’exercice de ses fonctions.
À la suite de cette mise en contexte juridique, le Président de la Cour, le Pr Dorothé Sossa, a procédé à la lecture solennelle du texte de serment. Celui-ci engage les médecins à accomplir leur mission "avec rigueur, loyauté, impartialité et dans le strict respect du secret professionnel". Chacun des trois médecins s’est ensuite avancé à la barre, a levé la main droite et, face aux sages de la Cour, a prononcé distinctement : « Je le jure ».
Sur les trois membres du collège médical assermenté, deux étaient physiquement présents à la cérémonie : le Professeur François Tognon Tchegnonsi, médecin psychiatre, et le Professeur Léopold Houétondji Codjo, cardiologue. La Professeure Angèle Azon Kouanou, médecin interniste, était quant à elle empêchée pour cause de mission à l’étranger. Tous trois figurent parmi les sommités du corps médical béninois, réputés pour leur rigueur scientifique, leur expérience et leur intégrité.
Avant de les renvoyer à l’exercice de leur mission, le Président de la Cour constitutionnelle, le Professeur Dorothé Sossa, a adressé un message solennel aux médecins assermentés. Il a souligné l’importance capitale de leur rôle dans le processus électoral, les appelant à une évaluation « rigoureuse et impartiale » de l’aptitude physique et mentale des candidats à la présidence et à la vice-présidence de la République. « Votre mission est républicaine, stratégique et déterminante », a insisté le Président Sossa, rappelant que la santé des futurs dirigeants doit garantir leur capacité à exercer pleinement leurs fonctions durant tout le quinquennat. Il a mis en garde contre toute complaisance ou négligence, notant que « la moindre erreur pourrait induire la Cour en erreur et compromettre l’avenir du pays ». Il a enfin appelé les médecins à faire preuve de compétence, de rigueur et de discrétion, dans la production de rapports médicaux détaillés et normalisés pour chaque candidat.
Marcus KOUDJÈNOUMÈ
