Le nouveau chef d’État malgache, âgé de 51 ans et originaire de la région de l’Androy, dans le sud du pays, a promis une gouvernance axée sur la rigueur budgétaire et la refondation nationale. Le colonel Michaël Randrianirina a été investi dans ses fonctions lors d’une cérémonie à Ambohidahy, à Antananarivo, le vendredi 17 octobre 2025. Devant les juges de la Haute Cour constitutionnelle, il a prêté serment en qualité de « Président de la Rénovation de la République de Madagascar ».

Pour relancer le pays, il juge prioritaire les actions concernant l’énergie, l’éducation, la santé, la réforme de la gouvernance et la réduction des dépenses publiques. Michaël Randrianirina a invité la communauté internationale à « accompagner le pays dans le pilotage de ces réformes à travers des coopérations multilatérales et bilatérales, basées sur un dialogue constructif et équitable ».

Randrianirina a dirigé le bataillon d’infanterie de Tuléar et a été nommé gouverneur de sa région natale entre 2016 et 2018. Officier de carrière formé à l’académie militaire d’Antsirabe, il a ensuite pris la tête du Corps d’administration des personnels et des services administratifs et techniques (CAPSAT). En novembre 2023, il avait été arrêté pour « incitation à la mutinerie militaire en vue d’un coup d’État ». Libéré en février 2024, il a ensuite été condamné à un an de prison avec sursis pour « atteinte à la sûreté de l’État ».

Randrianirina a joué un rôle important lors des manifestations d’octobre 2025. Sous son commandement, les troupes du CAPSAT ont rejoint le mouvement populaire. Le palais présidentiel d’Antananarivo a ensuite été pris par ses hommes. Le 14 octobre, il a annoncé la suspension de la Constitution et des principales institutions. Sa prise de pouvoir, désormais entérinée par la Haute Cour constitutionnelle, ouvre une nouvelle phase politique à Madagascar.