Dans la tourmente qui secoue le parti "Les Démocrates", le député Michel Sodjinou sort à nouveau de son silence et livre sa part de vérité. Face aux accusations de collusion avec le pouvoir en place, l’élu balaie d’un revers de main ce qu’il qualifie «d’insinuations absurdes». « Je ne suis en mission pour personne », assure Michel Sodjinou, visiblement agacé par les rumeurs qui l’associent au président Patrice Talon. Pour lui, les décisions qu’il a prises dans le dossier du parrainage relèvent uniquement de ses convictions personnelles. « Mon combat, c’est celui de la démocratie interne et de la transparence dans la gestion du parti », insiste-t-il. Le député s’est également dit choqué par les déclarations de Me Renaud Agbodjo, candidat désigné du parti, qui l’aurait accusé d’être introuvable. « Il sait pertinemment que j’ai poursuivi mes activités normalement. J’ai moi-même retiré ma fiche à la CENA. Plusieurs cadres du parti sont venus me voir chez moi. Il y a donc une volonté délibérée de manipuler les faits », a-t-il dénoncé.


Mais c’est surtout sa charge contre le président du parti, Boni Yayi, qui marque une rupture nette. Selon Sodjinou, l’ancien chef de l’État porte une lourde responsabilité dans la disqualification du duo présidentiel du parti. « Le président Boni Yayi a préféré sacrifier le parti sur l’autel de ses ambitions, en maintenant coûte que coûte l’imposition de Me Agbodjo », déclare-t-il. Une décision qu’il juge « destructrice » pour une formation politique qui, selon lui, devrait incarner le renouveau démocratique. Michel Sodjinou en appelle à une refondation du parti, autour de valeurs « de mérite, de transparence et de service au peuple », loin des calculs de clans et des logiques d’imposition.