Le feuilleton judiciaire autour du parrainage du député Michel Sodjinou n'est pas encore terminé. Ce lundi 20 octobre 2025, la Cour constitutionnelle du Bénin a ouvert une audience spéciale pour examiner le recours déposé par le parti d'opposition Les Démocrates contre l'ordonnance du tribunal de première instance de Cotonou ayant annulé le parrainage du député.
Mais l'audience a été suspendue dans la foulée et reportée au 23 octobre prochain, laissant les militants et responsables du parti Les Démocrates dans l'expectative. Le report de l'audience fait suite à la demande du requérant Abdel Kamar Ouassagari qui a sollicité un report de l'audience.
Le recours a été formé par le député Abdel Kamar OUASSAGARI, opposé à la décision du tribunal de Cotonou qui a fait obligation au parti Les Démocrates et à son chef de restituer la fiche de parrainage de Michel Sodjinou. Le tribunal avait également enjoint à la Commission électorale nationale autonome (CENA) d'annuler cette fiche de parrainage.
Conformément à cette ordonnance, la CENA a effectivement annulé la fiche de parrainage initialement délivrée au député Sodjinou le 2 septembre 2025. Depuis, le parti Les Démocrates conteste la compétence du tribunal de Cotonou à prendre une telle décision.
C'est dans ce cadre que le recours pour "inconstitutionnalité de l'ordonnance" a été déposé devant la Cour constitutionnelle. Cette haute juridiction en matière constitutionnelle tiendra une audience cruciale le 23 octobre, dont dépendra la participation ou non du duo Renaud Agbodjo-Jude Lodjou à l'élection présidentielle de 2026.
En effet, le parti Les Démocrates a besoin du parrainage du député Sodjinou pour satisfaire aux exigences légales d'une candidature à la présidentielle. Si la décision de Cour constitutionnelle casse l'ordonnance du tribunal, la fiche de parrainage invalidée sera validée. Sinon, le parti n'aura plus le parrainage nécessaire, ce qui conduirait au rejet de la candidature du duo désigné par la Commission électorale nationale autonome (CENA).
Les militants et responsables du principal parti d'opposition sont donc suspendus à la décision que prendront les sept sages de la Cour constitutionnelle dans quelques jours.
