La convocation surprise de l’ancien Chef d’État et Président du Parti “ Les Démocrates”, Boni Yayi de même que le duo candidats à la présidentielle d’avril 2025 par la Police Judiciaire suscite des interrogations au sein de cette formation politique. Dans un communiqué publié ce 22 octobre, le secrétaire national à la communication, Guy Mitokpè confirme la nouvelle. « Le Parti Les Démocrates prend acte de cette convocation, tout en constatant avec étonnement et indignation qu’aucune indication n’a été donnée quant aux motifs de cette procédure peut-t-on lire ». Les démocrates s’insurge contre le traitement réservé au président du parti, rappelant son passé à la tête du pays durant dix ans. « Le traitement actuel qui lui est infligé constitue une atteinte grave à la dignité due à son statut d’ancien chef d’État, et à l’honneur de tous ceux qui œuvrent pour une démocratie vivante et apaisée ».

Au-delà de Boni Yayi, les deux candidats désignés du parti pour la présidentielle, Renaud Agbodjo et Jude Lodjou ont également été convoqués dans les mêmes conditions. Un fait que la formation politique interprète comme une instrumentalisation de l’appareil judiciaire et sécuritaire. « Ces agissements révèlent l’état de panique d’un régime en fin de mandat, allergique au débat démocratique, et désormais prêt à instrumentaliser l’appareil judiciaire et sécuritaire pour entraver le jeu électoral » renseigne le texte qui poursuit en ces termes « Conscient de son impopularité croissante et de son incapacité à affronter le suffrage universel dans la transparence, le pouvoir en place cherche à détourner l’attention et à instaurer un climat de peur et de suspicion ».

Face à ce qu’il perçoit comme des dérives autoritaires, le parti alerte la communauté nationale et internationale. « Nous ne céderons à aucune provocation, et nous continuerons à œuvrer pacifiquement pour la défense des droits du peuple béninois, la vérité des urnes, et le respect de l’ordre constitutionnel ».