Face à la presse ce mardi 11 novembre 2025, les responsables du parti d'opposition Les Démocrates ont alerté sur des obstacles qu’ils jugent délibérément dressés contre leur formation politique à l’approche des élections. Le parti affirme que toutes les dispositions ont été prises pour l’empêcher de participer aux élections présidentielles et communales. Selon eux, les adversaires politiques vont jusqu’à prédire leur incapacité à atteindre « 20 % dans les 24 circonscriptions électorales sans auparavant avoir fait un maléfique accord de coalition parlementaire avec les partis politiques soumis au diktat du régime en place ». Ces déclarations traduisent, selon les responsables, une volonté manifeste d’exclusion orchestrée par le pouvoir.
Les responsables du parti ont rejeté toute idée d’alliance politique avec les formations soutenant le gouvernement. « Nous n'avons mené aucune démarche pour un accord de gouvernance, ni un accord de coalition parlementaire », ont-ils assuré. Pour eux, le parti Les Démocrates reste attaché à son indépendance et à son rôle de contre-pouvoir institutionnel.
Ce qui a changé au Parlement après l'entrée du parti Les Démocrates
Le parti rappelle que depuis son entrée à l’Assemblée nationale en 2023, le régime ne parvient plus à « utiliser le Parlement comme une simple boîte d'exécution au gré de ses humeurs, de ses caprices et de ses dérapages ». Cette présence parlementaire aurait, selon leurs dires, modifié l’équilibre du pouvoir législatif et limité les marges de manœuvre du gouvernement. Le parti de l'opposition estime que cette nouvelle configuration a suscité une réaction politique visant à restreindre davantage la compétition électorale.
Les manœuvres utilisées par le régime en place, selon le parti du Président Yayi Boni
Le parti attribue à cette situation la révision du code électoral intervenue après les dernières législatives. « Ainsi, après l'entrée du Parti Les Démocrates au parlement, le régime dit de la rupture a changé les textes électoraux, en occurrence le code électoral afin non seulement de corser les conditions d'éligibilité mais également de donner plus de pouvoir aux agents de l'administration publique dans la délivrance de certaines pièces indispensables dans la constitution des dossiers de candidature ».
Pour le parti, ces réformes visent clairement à écarter leur formation politique des prochaines élections. Ils accusent le régime d’utiliser les institutions publiques à des fins partisanes. « Le régime, pour exclure son principal concurrent, actionne simplement les cadres de l'administration pour la confiscation desdites pièces », ont-ils dénoncé.
Hervé Atika
