Dans un ton solennel et empreint de fierté, le président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, est revenu sur le vote de la loi N°2025-20 modifiant la Constitution du 11 décembre 1990. Un acte qu’il considère comme un tournant institutionnel décisif pour le Bénin. « Ce vendredi 14 novembre 2025, notre Parlement a écrit une nouvelle page de l’histoire institutionnelle de notre pays », a-t-il affirmé, évoquant un moment de haute portée pour la République. Le président du Parlement a tenu à saluer l’attitude des députés, toutes tendances confondues : « Je salue ici le sens élevé de responsabilité, la profondeur des débats, ainsi que la capacité de mes collègues à placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de toutes considérations partisanes. »
Des réformes jugées structurantes
Parmi les innovations phares de la réforme, le mandat présidentiel passe désormais à 7 ans, renouvelable une seule fois. Un changement présenté comme un levier pour « favoriser la visibilité de l’action publique tout en préservant l’alternance démocratique ». Autre évolution majeure : la création d’un Parlement bicaméral avec l’introduction d’un Sénat. « Les deux chambres travailleront ensemble pour un meilleur équilibre institutionnel, un contrôle renforcé et une gouvernance plus concertée », a détaillé Louis Vlavonou.
Le mandat des députés est lui aussi allongé à 7 ans, avec des mécanismes censés « lutter contre la transhumance politique et renforcer la loyauté envers les électeurs ». Quant au Sénat, il est appelé à jouer un rôle de garant de la stabilité nationale, chargé de « veiller aux fondements de l’unité, de la paix, de la démocratie et du développement ».
« Aucun sacrifice ne sera de trop »
Pour le Président de l’Assemblée, ces ajustements ne sont pas anecdotiques : « Ce sont des actes fondateurs, destinés à consolider nos acquis démocratiques et préparer un avenir institutionnel plus solide pour les générations à venir. » Il dit mesurer pleinement les responsabilités qui lui incombent dans la mise en œuvre de ces réformes. « Notre pays avance et aucun sacrifice ne sera de trop pour lui garantir une démocratie exemplaire, forte et durable », a-t-il conclu, appelant à l’unité et à la détermination pour accompagner cette nouvelle étape politique.
