Environ 860 000 électeurs étaient appelés aux urnes pour départager 12 candidats à la présidentielle. Enjeu principal, ramener de la stabilité dans un pays régulièrement secoué par les crises politiques, avec quatre coups d’État et de nombreuses tentatives de putsch depuis l’indépendance. Le taux de participation provisoire est estimé à plus de 65 %, selon Idriça Djalo, secrétaire exécutif adjoint de la Commission nationale des élections (CNE), qui a salué une mobilisation marquée des jeunes et des femmes. À titre de comparaison, la participation atteignait 73 % lors de la présidentielle de 2019.Le scrutin s’est déroulé « de manière pacifique sur l’ensemble du territoire », a-t-il ajouté. Les résultats provisoires sont attendus au plus tard jeudi prochain 

Déclarations musclées et symboles forts chez les principaux candidats

Le Président sortant, Umaro Sissoco Embaló, a voté en milieu de matinée à Gabou, à environ 200 kilomètres à l’est de la capitale Bissau. Arborant sa chemise blanche et son emblématique keffieh rouge et blanc, il a mis en garde ses adversaires contre toute tentative d’auto-proclamation de victoire : « La seule entité habilitée à annoncer les résultats est la CNE », a-t-il déclaré fermement. Son principal adversaire l'opposant Fernando Dias qui a reçu le soutien du puissant PAIGC, ancien parti unique et principal parti d'opposition, dont le chef Domingos Simoes Pereira n'a pu se présenter a voté à Mansoa, à 50 km de la capitale, coiffé de son bonnet rouge signature. Il a déclaré être "soutenu par le peuple" qui réclame le "changement".