Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle est doté, pour la gestion 2026, d’un montant de 311 052 254 513 F CFA. Véronique Tognifodé a défendu ce lundi 24 novembre 2025, devant la commission budgétaire du Parlement, la pertinence de ces crédits alloués. Cette dotation est en hausse par rapport au budget 2025 du ministère, chiffré à 190 835 496 673 F CFA, soit une augmentation de 120 216 757 840 F CFA correspondant à un taux d’accroissement de 63 %.
D’un montant global de 38 056 983 000 F CFA, les dépenses de fonctionnement sont restées constantes de 2025 à 2026. Le ratio dépenses de personnel/dépenses de fonctionnement passe de 2,49 en 2025 à 2,37 en 2026, ce qui confirme le poids important des charges salariales dans les dépenses ordinaires du ministère. Les dépenses en capital, quant à elles, représentent 58,82 % du budget sous-sectoriel contre 30,31 % en 2025.
Des priorités axées sur l’accès, la qualité et l’efficacité
Le financement extérieur représente 49,16 % du budget global. Pour 2026, plusieurs actions prioritaires et urgentes sont prévues afin d’améliorer l’accès, la qualité de l’offre de formation et l’efficacité du sous-secteur. Il s’agit notamment de la poursuite de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels, de l’adoption de la Stratégie nationale de l’enseignement secondaire général en Conseil des ministres, du recrutement et de la formation d’enseignants, du renforcement de l’encadrement des Aspirants au métier d’enseignant (Ame), ainsi que du complément des fonctionnalités du système d’information.
D’autres actions majeures sont également projetées : l’achèvement des travaux du Lycée technique professionnel de Sodohomè à Bohicon, la mise aux normes de la salle informatique de la Direction des examens et concours (Dec), l’achèvement de la carte scolaire du secondaire général, la poursuite de la décentralisation et de la déconcentration du ministère, la dotation des centres d’alphabétisation en outils pédagogiques, le renforcement des capacités des structures ministérielles en équipements de travail, ainsi que le recrutement et la formation de professeurs adjoints.
