La situation évolue très vite en Guinée-Bissau. Après que Jeune Afrique a déclaré que le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló a été arrêté, l'armée indique avoir pris le contrôle du pouvoir. Le général Denis N’Canha, chef de la maison militaire du palais de la République, a lu une déclaration au nom d’un groupe d’officiers réunis sous l’appellation « Haut commandement militaire pour la restauration de l’ordre ». Le message, diffusé depuis l’état-major des forces armées, allègue que l’armée prend désormais le contrôle du pays « jusqu’à nouvel ordre », informe RFI. Les officiers assurent vouloir agir face à une situation qu’ils jugent préoccupante pour la stabilité nationale.

Le groupe militaire indique que la première mesure concerne l’interruption du processus électoral. Cette suspension implique l’annulation des résultats. Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur l’avenir des institutions ni sur un éventuel calendrier politique. Les officiers affirment néanmoins que cette décision est, selon eux, nécessaire pour restaurer un fonctionnement jugé normal des organes de l’État. Ils ont aussi annoncé la suspension des programmes dans les médias. Cette mesure concerne les organes audiovisuels et les plateformes nationales. Les officiers appellent la population à « garder le calme » et à éviter tout mouvement pouvant perturber l’ordre.