Depuis la prison, Richard Boni Ouorou revient sur les changements institutionnels adoptés par les députés. Dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, les représentants du peuple ont adopté la révision constitutionnelle portée par la majorité parlementaire, ceci à six mois du scrutin présidentiel d’avril 2026. Selon le décompte officiel, 90 voix se sont prononcées pour et 19 contre. Les changements validés ont modifié l’architecture institutionnelle du pays.
En détention depuis le 22 mai 2025 pour corruption d’agents publics et blanchiment de capitaux, Richard Boni Ouorou est revenu sur les évolutions adoptées par le Parlement. Dans un message publié sur Facebook ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, il évoque le rôle des élus dans l’examen et l’ajustement des dispositions fondamentales. « Je voudrais également saluer le travail d'amélioration et de mise à jour de nos textes fondamentaux qu'ont récemment fait nos élus à l'Assemblée nationale », écrit-il.
Richard Boni Ouorou soutient la création du Sénat
La réforme constitutionnelle prévoit la création du Sénat. La révision modifie également la durée des mandats présidentiels et législatifs. Ces derniers passent de cinq à sept ans. Cette mesure s’appliquera dès les prochaines élections prévues en 2026. Les partisans de la réforme estiment que cette rallonge permettra une exécution plus complète des programmes. Dans sa déclaration, Richard Boni Ouorou indique soutenir cette évolution. « J'approuve, par la même occasion, la création du Sénat dans son rôle de régulation », affirme-t-il. Un message qui intervient alors que le débat se poursuit autour de l’impact de ces réformes.
