Marie-Cécile Zinsou répond frontalement aux appels lancés par l'activiste panafricaniste Kémi Séba en faveur des putschistes du 7 décembre 2025. Dans une lettre adressée à l'activiste et publiée sur les réseaux sociaux le mercredi 10 décembre 2025, la fille de l'ex-premier ministre Lionel Zinsou rejette toute tentative d’imposer une orientation aux citoyens, rappelant que les choix politiques du Bénin relèvent de ceux qui y vivent. « Ne nous menacez pas. Ne nous dictez pas nos colères. Ne nous infantilisez pas. Ne nous dites pas ce que nous devons penser ou non de notre Président », a-t-elle déclaré.

Elle insiste sur la manière dont les citoyens expriment leurs positions et pour elle, c'est à travers l'héritage de la conférence nationale de 1990 qu'est la démocratie. « Nous n’avons jamais manqué une occasion de faire connaître notre point de vue, démocratiquement, dans un modèle qui a peut-être des défauts mais que nous avons choisi et que nous respectons », poursuit-elle avant de noter l’absence de réponse populaire aux appels lancés par l'activiste en faveur des mutins du dimanche 7 décembre 2025.

Pour elle, cet échec trouve son sens dans le fait qu'aucun Béninois ne le calcule. « Vous n’avez que pu constater à quel point votre discours ne portait pas car si les gens vous entendent, ils ne vous écoutent pas », a-t-elle lancé.

« Seules nos infrastructures portuaires vous (Kémi Séba et l'AES, ndlr) intéressent »

La créatrice de la Fondation Zinsou a ensuite abordé la situation dans les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) « où le peuple est heureux et la souveraineté populaire dicte l’action des gouvernements », selon les discours associés. Mais pour elle, c'est tout le contraire. « Nous ne sommes pas aveugles. Nous voyons bien ce qui se passe chez nos voisins depuis que vous avez entrepris de les « libérer » de tous leurs maux », a-t-elle déclaré.

Pour elle, l'objectif d'une soumission à l'AES est ailleurs et se repose sur des enjeux économiques. « Sous couvert de nous rendre notre liberté, seules nos infrastructures portuaires vous intéressent. Choisissez une autre route pour exporter votre uranium », affirme-t-elle.