« Je veux leur dire aussi que j’ai le regret de ne pas avoir tout réussi », a déclaré Patrice Talon, dans un aveu d’imperfection. Loin de l’autosatisfaction, le Chef de l’État a assumé les failles de ses deux mandats tout en rappelant les avancées majeures réalisées avec le peuple béninois : « Ensemble, nous avons accompli de grandes choses ». Pour lui, ces réalisations sont le fruit d’un engagement total : « J’ai donné le meilleur de moi-même, jour et nuit, avec bonne foi et abnégation ».

Reconnaissant que certaines frustrations persistent au sein de la population, Talon a tendu la main aux sceptiques et aux nostalgiques : « Je prie le Ciel de leur accorder la clairvoyance, l’altruisme et l’humilité nécessaires à leur ralliement ». Il appelle à dépasser les divisions pour renforcer la cohésion nationale : « Que chacun accepte donc de venir boucher de ses doigts, les trous de la jarre trouée afin qu’elle abonde de richesses pour nos enfants et petits-enfants ».

Foi en la résilience nationale et en l’avenir

S’exprimant sur les défis que traverse le Bénin, le Président a rappelé que « les grandes nations ne sont pas seulement celles qui évitent les épreuves, mais celles qui savent y faire face avec efficacité ». Il a exhorté chaque génération à apporter sa contribution à l’édifice national, en écartant les tentations du repli ou du sabotage.

Au seuil de la fin de son second et dernier mandat, Patrice Talon a salué l’alternance à venir : « Bientôt un nouveau Président de la République prendra les rênes de notre pays. C’est la dynamique de la vie ». Un message qui s’accompagne d’un hommage aux citoyens. « Je voudrais exprimer à toutes les Béninoises et à tous les Béninois ma reconnaissance infinie pour l’honneur qu’ils m’ont fait en me confiant le destin de notre pays ». Dans une phrase qui restera comme un écho à l’espérance, Patrice Talon déclare : « N’ayons donc aucune crainte, l’âme du Bénin veillera et le meilleur est à venir ».