Au total, 20 pays africains sont désormais concernés par ces nouvelles règles, qui s'inscrivent dans la volonté du gouvernement américain de renforcer les contrôles à l'entrée sur le territoire. Deux listes distinctes ont été établies par le département d'État : une liste rouge qui interdit purement et simplement l'entrée aux citoyens pour des motifs liés à la « sécurité nationale », et une liste orange qui soumet les détenteurs de passeports à des obligations supplémentaires.
Selon le département d’État américain, les ressortissants des pays figurant sur cette seconde liste doivent s'acquitter d'une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars, en plus de se soumettre à des entretiens en personne avec les autorités américaines. Ils doivent également fournir un historique détaillé de leur activité sur les réseaux sociaux ainsi que de leurs précédents voyages.
Le département d'État justifie ces mesures par la volonté de déceler « toute indication d'hostilité envers les principes fondateurs des États-Unis et toute menace pour la sécurité intérieure ». Parmi les 20 pays africains concernés, 12 se trouvent sur la liste rouge, où les visas sont purement et simplement suspendus, sauf dérogation exceptionnelle.
Cette nouvelle vague de restrictions s'inscrit dans la politique migratoire restrictive menée par l'administration de Donald Trump, qui cherche à limiter l'accès au territoire américain pour certaines catégories de population.
