S’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs électoraux et recueillir des précisions sur le rôle que joue la Cour constitutionnelle dans le processus. C’est l'objectif principal de cette séance de travail entre la délégation de la CEDEAO et le président de la Cour Constitutionnelle.
À l’issue de l’audience, l’ambassadeur Amadou Diongue s’est dit rassuré : « J’ai senti une Cour prête à jouer son rôle dans ce scrutin », a-t-il déclaré à la presse. Selon lui, cette rencontre a permis d’apprécier les avancées et innovations mises en œuvre pour garantir la régularité du vote.
L’ambassadeur a rappelé que la Cour constitutionnelle, en tant qu’organe chargé de la régularité et de la validation des résultats, occupe une place clé dans l’architecture électorale béninoise. « Venir voir la Cour, c’est véritablement s’informer sur le processus électoral », a-t-il souligné.
Parmi les nouveautés saluées cette année, le déploiement anticipé des délégués de la Cour sur le terrain pour constater les faits, le recrutement accru d’assistants notamment parmi les étudiants et enseignants en droit pour renforcer l’expertise et intégrer une dimension pédagogique au processus, ainsi que la mobilisation de 1 300 personnes sur l’ensemble du territoire, chargées d’observer et de fournir des informations utiles en cas de contentieux.
L’ambassadeur a toutefois précisé que cette mission n’était pas une mission d’observation électorale, tâche qui revient à l’Union africaine. Celle conduite par la CEDEAO est avant tout une mission d’information, visant à échanger avec les acteurs clés du processus électoral, institutions, partis politiques, candidats dans la perspective de la prochaine élection présidentielle prévue en avril.
Amadou Diongue a insisté sur la sérénité et la disponibilité manifestées par le Président de la Cour constitutionnelle. Selon lui, ces dispositions témoignent d’une institution prête à assumer pleinement son rôle dans cette première phase des élections générales, inédites dans l’histoire du Bénin.
