Cette performance électorale illustre à la fois la solidité de l’implantation territoriale du pouvoir en place, la cohésion des appareils partisans et la discipline d’un électorat largement acquis à la majorité présidentielle. Elle renforce, par ailleurs, l’emprise politique de l’exécutif sur la future Assemblée nationale.

L’UP-R sécurise ses positions avec Jean-Michel Abimbola

À l’Union Progressiste le Renouveau, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, réussit son pari politique. Il fait son retour au Parlement en s’imposant dans la 22ᵉ circonscription électorale, avec Gilles Ezin Zounguè comme suppléant. Une victoire qui confirme son ancrage local et la capacité de l’UP-R à maintenir ses bastions électoraux.

Le Bloc Républicain et ses poids lourds en démonstration

Le Bloc Républicain se distingue par une présence gouvernementale plus dense et des victoires emblématiques. Figure centrale du régime, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État et stratège du parti, conduit la liste victorieuse dans la 13ᵉ circonscription électorale, avec Idrissou Amadou comme suppléant.

Toujours dans la même circonscription, Alimatou Sadiya Assouma, ministre de l’Industrie et du Commerce, remporte le siège exclusivement réservé aux femmes, accompagnée de Mounifa Karim Tidjani, députée sortante. Cette victoire renforce la représentation féminine tout en consolidant l’influence du BR.

Dans la 10ᵉ circonscription électorale, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Éléonore Yayi Ladekan, décroche également le siège féminin, avec Kouderin Ayeto Lucie comme suppléante, confirmant la dynamique favorable aux ministres candidats du parti.