La haute juridiction a confirmé sans surprise une configuration politique annoncée par la CENA à l’issue des résultats provisoires communiqués le 17 janvier par la CENA. L’ensemble des 109 sièges de l’Assemblée nationale revient à deux formations de la mouvance présidentielle. L’Union progressiste le Renouveau (UPR) s’impose comme la première force parlementaire avec 60 députés, tandis que le Bloc républicain (BR) obtient 49 sièges. Cette répartition entérine les orientations déjà dégagées dans les résultats provisoires communiqués le 17 janvier par la CENA. Les candidats disposent de dix jours pour introduire des recours à compter de ce lundi 19 janvier 2026.

Lors de la proclamation officielle, la présidente de la Cour constitutionnelle, Dorothée Sossa, a tenu à détailler la méthode ayant conduit à la validation du scrutin. Selon le président, la Cour a procédé à une analyse approfondie de l’ensemble des pièces électorales : procès-verbaux, feuilles de dépouillement, bulletins déclarés nuls, rapports des agents électoraux, comptes rendus des délégués assermentés et observations formulées par les représentants des partis en lice.

Cet examen minutieux a permis de relever certaines irrégularités ponctuelles dans des postes de vote, notamment l’absence de procès-verbaux ou des erreurs dans le remplissage des documents électoraux, ainsi que quelques incohérences matérielles. Toutefois, la Cour a estimé que ces manquements, bien que réels, n’étaient pas de nature à remettre en cause la crédibilité globale du scrutin ni à altérer sa transparence. Sur cette base, les élections législatives ont été jugées conformes et définitivement validées.

Sur le plan de la participation citoyenne, les chiffres confirment une mobilisation relativement faible. Le taux de participation national s’élève à 36,74 %, un niveau quasiment identique à celui annoncé précédemment par la CENA.

En termes de suffrages exprimés à l’échelle nationale, l’UPR arrive largement en tête avec 41,21 % des voix, suivie du Bloc républicain qui recueille 36,62 %. Le parti Les Démocrates obtient 16,20 %, un score notable mais insuffisant pour franchir le seuil requis pour l’obtention de sièges. La FCBE (4,78 %) et Moele-Bénin (1,19 %) ferment la marche.

Avec cette nouvelle législature dominée exclusivement par les partis soutenant le président Patrice Talon, le paysage parlementaire béninois s’ouvre sur une Assemblée nationale homogène, appelée à jouer un rôle central dans la poursuite des réformes engagées.