Trente cinq (35) ministres dont quatre ministres délégués composent le nouveau gouvernement ivoirien. Au cœur de ce remaniement, le Président Alassane Ouattara a procédé à un ajustement institutionnel notable en créant un poste de vice-Premier ministre, confié à son frère Téné Birahima Ouattara. Déjà ministre de la Défense, ce dernier conserve son portefeuille tout en accédant à ce rang supérieur dans la hiérarchie gouvernementale. Une promotion qui renforce son poids politique au sein de l’exécutif, sans bouleverser l’architecture globale du pouvoir.
Les portefeuilles stratégiques maintenus avec de nouvelles figures et départs notables
Pour l’essentiel, les ministères stratégiques demeurent entre les mêmes mains. Le général Vagondo Diomandé est reconduit à l’Intérieur et à la Sécurité, Sansam Kambilé conserve le portefeuille de la Justice en tant que garde des Sceaux, tandis qu’Adama Coulibaly reste en charge du Budget. Si l’ossature reste globalement inchangée, quelques réaménagements sectoriels sont à signaler. Koffi N’Guessan quitte ainsi l’Enseignement technique pour prendre les rênes du ministère de l’Éducation nationale, tandis que Nialé Kaba passe du Plan aux Affaires étrangères.
L’équipe gouvernementale s’ouvre par ailleurs à de nouveaux profils. Quatre personnalités font leur entrée, parmi lesquelles Hien Yacouba Sié, jusque-là directeur général du Port autonome d’Abidjan. À l’inverse, plusieurs figures quittent l’exécutif, dont Léon Kacou Adom aux Affaires étrangères, Bouaké Fofana et Laurent Tchagba. Le départ le plus remarqué reste celui de Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre d’État et porte-parole du RHDP, qui dirigeait le ministère de l’Agriculture et du Développement rural depuis 2019.
Une majorité renforcée et des ambitions de transmission politique
Ce choix intervient dans un contexte politique favorable au pouvoir en place. Réélu en octobre dernier, Alassane Ouattara a vu son parti, le RHDP, sortir renforcé des élections législatives de décembre, avec une majorité parlementaire consolidée. Âgé de 84 ans, l’ancien directeur général adjoint du Fonds monétaire international, à la tête du pays depuis 2011, a toutefois indiqué vouloir « préparer le terrain pour une nouvelle génération de dirigeants politiques » au cours de son mandat.
