Parmi les trois partis en compétition,

l’Union progressiste le Renouveau (UPR),

le Bloc républicain (BR),

et Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), le verdict des urnes, tel que validé par la CENA, n’a laissé de place qu’à deux acteurs. En franchissant largement le seuil requis, l’UPR et le BR concentrent à eux seuls les 1 815 sièges de conseillers à pourvoir dans les 77 communes du pays.


L’UPR en tête, le BR solidement installé

Avec 48,92 % des suffrages valablement exprimés, l’Union progressiste le Renouveau s’impose comme la première force politique communale du pays. Ce score lui permet de décrocher 963 sièges de conseillers communaux, confirmant son ancrage territorial et son poids électoral.

Juste derrière, le Bloc républicain réalise également une performance notable. Fort de 44,43 % des voix, le parti obtient 852 sièges, s’affirmant comme un pilier central de la majorité présidentielle au niveau local.


La FCBE éliminée par le seuil légal

En revanche, la Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ne parvient pas à transformer sa participation en représentation institutionnelle. Créditée de 6,65 % des suffrages valablement exprimés, la formation politique reste en deçà du seuil requis par la loi électorale.

La CENA s’appuie à cet effet sur les dispositions de l’article 184, alinéa 1er, qui stipule que « seules les listes ayant recueilli au moins 10 % des suffrages valablement exprimés au plan national sont éligibles à l’attribution des sièges ». En conséquence, la FCBE est exclue du partage des sièges.


Mobilisation en recul, majorité renforcée au niveau local

Autre enseignement majeur du scrutin : la mobilisation électorale demeure limitée. Selon les chiffres communiqués par la CENA, le taux de participation national s’établit à 36,67 %, confirmant une tendance à la faible affluence lors des élections locales, malgré l’enjeu de proximité qu’elles représentent.

Avec la totalité des sièges répartis entre l’UPR et le BR, la gouvernance communale pour les prochaines années s’annonce largement alignée sur la majorité présidentielle. Cette configuration renforce la cohérence politique entre le niveau central et les collectivités territoriales, tout en posant, en filigrane, la question du pluralisme et de la représentation de l’opposition au plan local.