C’est une annonce qui fait suite à la suspension des activités des partis. Plus de deux ans après, la junte au pouvoir s’apprête à dissoudre définitivement toutes les formations politiques.
Pour acter cette décision, un projet de loi visant à dissoudre les partis politiques sera donc « transmis à l’Assemblée législative de transition dans les meilleurs délais », a indiqué le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, qui a annoncé la décision. Émile Zerbo a souhaité que « le patrimoine des partis dissous soit dévolu à l’État ».
Les autorités burkinabè estiment que la multiplication des partis politiques a entraîné des dérives, favorisé la division des citoyens et a fragilisé le tissu social.
Pour Ibrahim Traoré, la dissolution des partis politiques « vise à préserver l’unité nationale, renforcer la cohérence de l’action gouvernementale, ouvrir la voie à une réforme du mode de gouvernance politique ».
Les activités des partis politiques étaient suspendues depuis le coup d’État du 30 septembre 2022. Le président Ibrahim Traoré qui revendique une politique tournant le dos aux puissances occidentales, la France en tête, a fait adopter en mai 2025, une charte lui permettant de rester cinq ans de plus au pouvoir.
