La France réclame des sanctions contre la rapporteuse de l’ONU, Francesca Albanese. Interpellé par les députés à l’Assemblée nationale sur des propos tenus le week-end dernier par la fonctionnaire onusienne sur la chaîne Al Jazeera, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affiché mercredi 11 février 2026, une position tranchée de Paris sur la question : « Paris demandera officiellement, le 23 février prochain, le départ de la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, au nom de propos jugés inacceptables par la diplomatie française ».

La mise en cause Francesca Albanese a vivement contestée ces accusations. « Je n’ai jamais dit qu’Israël est l’ennemi commun de l’humanité », a déclaré Francesca Albanese. Elle invite à réécouter l’intégralité de son intervention et affirme avoir dénoncé « les crimes d’Israël » et le « système » qui, selon elle, empêche de mettre fin aux violences et de traduire leurs responsables en justice.

Selon le ministre français de affaires étrangères, les déclarations de Francesca Albanese « viseraient non pas la politique du gouvernement israélien, mais Israël, en tant que peuple et en tant que nation ».

Le chef de la diplomatie française a affirmé mercredi devant les députés que, « Madame Francesca Albanese n’est ni experte ni indépendante. C’est une militante politique qui agite des discours de haine ».

Cette prise de position intervient après une lettre cosignée par 52 députés du camp présidentiel. La pétition réclame des sanctions contre la rapporteuse. Les signataires lui reprochent d’avoir qualifié, selon eux, « l’État juif ou les Juifs d’ennemis de l’humanité ».

Pour le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, ces propos s’inscrivent toutefois « dans une longue liste de prises de position scandaleuses.

Ces accusations, précise Jean-Noël Barrot, justifient la demande de démission formulée par la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.