L'Iran a un nouveau guide suprême. Il a pour nom Mojtaba Khamenei et est le fils de l'ancien guide, tué le samedi 28 février 2026 par les États-Unis.
1- Personnalité influente de la République islamique
Mojtaba Khamenei est né le 8 septembre 1969 dans la ville de Machhad d'une fratrie de six enfants. Homme religieux de rang intermédiaire, il entretient des liens étroits avec les puissants gardiens de la révolution. Des rumeurs ont circulé depuis quelques années faisant état de ce qu'il prendrait la succession de son père.
Les informations étaient persistantes, surtout après la mort d'un candidat pour ce poste, l'ancien président Ebrahim Raisi qui a trouvé la mort dans un accident d'hélicoptère en 2024. À l'époque, le nouveau guide suprême avait démenti ces informations. Il se réclame comme gardien de la pensée de son père en s'opposant aux partisans d'un dialogue avec l'Occident dans le cadre des démarches pour freiner les ambitions.
Ses rapports avec le corps des gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime, lui concèdent une place et un pouvoir importants au sein de l'appareil politique et sécuritaire.
2- Mojtaba Khamenei dans le viseur des États-Unis
Depuis 2019, le nouveau guide suprême de l'Iran est visé par des sanctions du département du Trésor américain. Le gouvernement américain estime qu'il représentait à titre officiel le guide suprême, même si Mojtaba, qui travaillait au cabinet de son défunt père, n'avait pas été nommé ni élu à un poste gouvernemental.
Il est vu comme un acteur majeur dans l'ascension fulgurante du président Mahmoud Ahmadinejad, plébiscité en 2005 pour avoir soutenu sa réélection vaguement contestée.
3- Cible de plusieurs manifestations en Iran
En 2022, Mojtaba Khamenei a été l'une des cibles importantes des manifestants du mouvement “Femme, vie, liberté”. Le mouvement protestait contre la mort en détention de l'étudiante Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs.
Le nouveau guide suprême a perdu son épouse, fille de l'ancien président du parlement pendant les bombardements israélo-américains.
Il portait jusqu'à sa désignation le titre d'hodjatoleslam, inférieur à celui d'ayatollah dans la hiérarchie religieuse en Iran. Ses détracteurs estiment qu'il n'a pas les qualifications religieuses nécessaires pour le poste.
Aimé Akéké
