Une résolution condamnant le maintien en détention de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum, renversé par le coup d’Etat du 26 juillet 2023, a été adopté au parlement européen. Le texte soumis au vote ce jeudi 12 mars 2026 a été adopté par les eurodéputés.

Cette résolution s'appuie sur les articles 150 et 136 du règlement intérieur du parlement européen pour condamner la situation faite à l'ancien chef de l'État et à son épouse, détenus depuis le putsch.

Dans ce document, les Eurodéputés se disent inquiets de la décision des autorités judiciaires nigériennes, de lever l'immunité présidentielle de Mohamed Bazoum. La résolution indique que « La junte a annoncé son intention de le poursuivre pour haute trahison, une accusation qui pourrait théoriquement aboutir à la peine de mort ».

L’institution dénonce les conditions de détention et l'absence de garanties procédurales autour de la détention de Bazoum.

Les eurodéputés craignent dans ce dossier, « une absence de garanties procédurales » qui pourrait ouvrir la porte à un procès expéditif. Le Parlement européen voit également dans ces poursuites une instrumentalisation des autorités nigériennes au pouvoir, à des fins politiques.

Face à ces incertitudes, le parlement européen demande la libération « immédiate et inconditionnelle » de l'ancien président, de son épouse et de toutes les personnes arrêtées lors du coup d'État. Le texte rappelle que le Niger était, avant le putsch, un partenaire de l'UE au Sahel dans divers domaines de coopération.

Selon les informations disponibles, le couple serait privé d'accès à un avocat, de visites familiales, et ne bénéficierait que de soins médicaux très limités.

L’institution appelle les autorités nigériennes à accélérer le processus de rétablissement de l'ordre démocratique, y compris le rétablissement des partis politiques et l'organisation d'élections libres et régulières.