Environ 500 personnes ont été interpellées pour avoir transmis des informations sensibles à des puissances étrangères d’après les déclarations du commandant de la police iranienne, Ahmadreza Radan. Ces individus sont soupçonnés d’avoir aidé à identifier des objectifs ou d’avoir relayé des images des sites visés après les bombardements.
« La moitié de ces affaires concernent des incidents graves, notamment des personnes qui ont fourni des informations pour frapper des cibles et des individus qui ont filmé des lieux de frappe et ont envoyé les vidéos », a indiqué Ahmadreza Radan. Le responsable n’a toutefois pas précisé la période exacte durant laquelle ces arrestations ont été effectuées.
Des interpellations signalées dans plusieurs régions
Avant cette annonce, des médias iraniens avaient déjà fait état de nombreuses arrestations dans différentes provinces du pays. Dans le nord-ouest de l’Iran, l’agence de presse semi-officielle Tasnim a rapporté l’arrestation d’une vingtaine de personnes. Le parquet provincial les accuse d’avoir communiqué à Israël des informations sur la localisation d’infrastructures militaires et de dispositifs de sécurité.
Dans le nord-est du pays, une région relativement moins touchée par les frappes aériennes, dix autres suspects ont également été interpellés. Certains d’entre eux sont soupçonnés d’avoir recueilli des renseignements sur des sites sensibles et des infrastructures économiques stratégiques.
Par ailleurs, le Student News Network indique que trois personnes ont été arrêtées dans la province occidentale du Lorestan. Elles sont accusées de « tentative de trouble à l’ordre public… et destruction de symboles de deuil ».
Téhéran accuse Washington et Tel-Aviv de déstabilisation
Dans ses déclarations relayées par Tasnim, une branche provinciale de l’organisation de renseignement des Gardiens de la révolution affirme que les adversaires de l’Iran tenteraient de combiner opérations militaires et actions clandestines sur le terrain.
« Alors que l’ennemi sioniste (Israël) et les États-Unis tentent d’envahir l’Iran, ils activent simultanément des mercenaires et des espions pour déclencher des émeutes dans le cadre de la prochaine étape », indique ce service de renseignement.
Selon une source citée par Reuters et proche de la stratégie militaire israélienne, Israël aurait récemment commencé à viser certains points de contrôle sécuritaires en s’appuyant sur des renseignements transmis par des informateurs présents sur le terrain, ce qui marquerait une nouvelle phase dans l’offensive en cours contre l’Iran.
Un climat intérieur déjà marqué par de fortes tensions
Ces développements interviennent quelques semaines après d’importantes manifestations antigouvernementales qui ont secoué l’Iran en janvier. Les rassemblements avaient été violemment réprimés par les autorités, dans ce qui a été présenté comme la répression la plus meurtrière depuis la création de la République islamique.
Le pouvoir iranien accuse régulièrement Israël et les États-Unis d’être à l’origine de ces mouvements de contestation, qu’il décrit comme des « émeutes violentes » visant à renverser le régime.
