« Nous allons saisir l’occasion du renouvellement à la tête de l’État pour repartir encore vers certains de nos voisins qui peinent à nous faire confiance », a déclaré le candidat Romuald Wadagni. Le candidat de la mouvance présidentielle a donné le ton de son approche en matière de diplomatie régionale et de coopération sécuritaire. Au cœur de son intervention, il a insisté sur la lutte contre le terrorisme aux frontières nord du Bénin. Le ministre-candidat entend placer la coopération avec les voisins, dont les pays de l'AES, comme un pilier essentiel de son programme.

Pour Romuald Wadagni, les menaces terroristes auxquelles fait face le Bénin ne peuvent pas être durablement relevées sans une approche concertée à l’échelle sous-régionale. « Si nous ne collaborons pas davantage avec nos voisins, si nos voisins ne collaborent pas davantage avec nous, nous allons déplacer temporairement le problème et le problème reviendra encore vers nous », a-t-il poursuivi, soulignant l’interdépendance des États face aux menaces sécuritaires.

Romuald Wadagni a également élargi sa réflexion aux enjeux socio-économiques communs à la sous-région, estimant que plusieurs problématiques dépassent les frontières nationales. « Il y a aujourd’hui des enjeux tels que la sécurité, les enjeux tels que la pauvreté de masse, les enjeux tels que le défi de la jeunesse, qui sont trois enjeux communs à tous les pays de la sous-région », a-t-il expliqué, appelant à une réponse collective.

Dans cette logique, il plaide pour une intensification des échanges et une meilleure coordination entre États voisins. « Nous devons en parler, nous devons aborder ces trois défis ensemble de façon obligatoire. Nous n’avons pas le choix », a-t-il insisté, avant d’annoncer son intention de renforcer les relations diplomatiques régionales en cas d’accession à la magistrature suprême.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants dans la sous-région ouest-africaine, Romuald Wadagni mise sur une approche fondée sur la coopération et l’intégration régionale. « La nature nous a fait voisins et on ne pourra rien y faire. Autant collaborer davantage, aller plus loin dans les échanges pour apporter plus vite la prospérité, la sécurité pour tous », a-t-il précisé.