C’est dans la salle Majestic de Cotonou que l’ancien député a choisi de rendre publique sa nouvelle orientation politique. En s’associant au « Pacte républicain », Éric Houndété ne se contente pas d’un simple soutien : il s’inscrit dans une dynamique collective structurée, portée par des personnalités politiques venues de divers départements du pays.

Aux côtés d’acteurs tels que André Dassoundo, Moudassirou Bachabi, Jude Lodjou ou Jean-Baptiste Hounguè, il a contribué à formaliser un document qui se veut un cadre d’exigences adressé au candidat soutenu. Ce pacte rassemble les priorités que ces responsables entendent voir prises en compte dans l’exercice du pouvoir.

Une prise de distance nette avec Les Démocrates

Cette sortie marque une inflexion majeure dans le parcours d’Éric Houndété, longtemps identifié comme une figure de proue du parti Les Démocrates. Après avoir brièvement assuré l’intérim à la tête du parti à la suite du départ de Boni Yayi, il s’éloigne désormais d’une formation dirigée par Nourénou Atchadé.

L’ancien parlementaire justifie sa démarche par une lecture des textes internes de son parti, qui, selon lui, n’interdisent pas explicitement à un militant de soutenir un candidat en l’absence de position officielle. Une interprétation qui lui permet de revendiquer une certaine légitimité dans son choix.

« Ne pas se détourner de l’humain »

Dans un discours empreint de références religieuses, mêlant citations coraniques et bibliques, Éric Houndété a ancré sa décision dans une logique de conviction personnelle. « Ne te détourne pas de l’humain », a-t-il déclaré, rappelant que son engagement politique a toujours été guidé par la recherche du bien-être collectif.

Il affirme retrouver cette dimension dans le projet de société porté par Romuald Wadagni, ce qui a motivé son adhésion au duo qu’il forme avec Mariam Chabi Talata. Une adhésion qu’il présente comme cohérente avec son parcours et ses valeurs.

Un soutien assorti d’exigences démocratiques

Au-delà de l’acte politique, Éric Houndété a tenu à formuler des attentes précises. Il appelle notamment à une gouvernance ouverte, capable d’intégrer la critique comme levier d’amélioration de l’action publique.

Dans un extrait de son intervention, il a lancé un appel à l’unité nationale :
« Il était temps que les fils et les filles de ce pays se donnent la main pour construire un Bénin de paix, un Bénin de progrès, un Bénin de développement ».