Des déclarations publiques de soutien au duo Wadagni–Talata, en lice pour l’élection présidentielle du dimanche 12 avril 2026, ont déclenché cette vague de sanctions au sein du parti d’opposition Les Démocrates. Une posture jugée contraire à la ligne officielle définie lors du Conseil national ordinaire du 22 mars 2026.

Dans le document signé par le vice-président Christophe Boni Monsia, agissant pour le président du parti Nourénou Atchadé, la direction évoque la gravité des faits pour justifier des « mesures conservatoires ». Celles-ci se traduisent notamment par le retrait immédiat des intéressés de toutes les instances du parti.

Sanctions statutaires et appel à la remobilisation du parti

Le communiqué précise que cette décision s’appuie sur les dispositions des statuts et du règlement intérieur du parti, notamment les articles 75, 76 et 77 des statuts ainsi que les articles 86, 94 et 95 du règlement intérieur. Les cadres concernés sont désormais suspendus de « toutes les activités » des Démocrates.

Au-delà de ces sanctions, la direction du parti appelle à la discipline et à la vigilance. Les structures à la base sont invitées à rester mobilisées et à « ne pas se laisser détourner par des aventuriers politiques ». Dans cette dynamique, le président du parti prévoit, dans les prochains jours, une tournée nationale de remobilisation des militants ainsi qu’une revue des instances.

Houndété assume son ralliement et défend la légitimité de son choix

Réuni à Cotonou le 26 mars, Éric Houndété et plusieurs autres cadres ont officiellement affiché leur soutien au duo formé par Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata dans le cadre de la présidentielle de 2026. Ce ralliement a été acté à travers la signature d’un « Pacte républicain », marquant ainsi une adhésion assumée à une initiative portée en dehors de la ligne officielle du parti. 

L’ancien parlementaire Eric Houndété a justifié sa démarche par une lecture des textes internes de son parti, qui, selon lui, n’interdisent pas explicitement à un militant de soutenir un candidat en l’absence de position officielle. Une interprétation qui lui permet de revendiquer une certaine légitimité dans son choix.

Ci-dessous, la liste des responsables et cadres suspendus :

1- Houndété Eric Louis Camille

2- Bagoudou Orou Igari René

3- Akadiri Saliou

4- Adegnika Olaniyi Abil

5- Orou Sica Amadou Philippe

6- Lodjou Jude Bonaventure

7- Comlan François

8- Tchoca Fanikoua François

9- Goundi Karim

10- Aboumon Philippe

11- Saka Saley Gnanki Jihane

12- Sognon Rosalie

13- Mama Djima Abdoulaye

14- Tchodo Abdoulaye

15- Amoussou Emmanuel Babatoundé

16- Loko Charles

17- Saré Kpera Daniel

18- Ehou Edouard

19- Edje Hypppolyte

20- Nounagnon Ayossi Adrien

21- Guedegbe Bénoit

22- Aihonnou Désiré