« Beaucoup ont critiqué, très peu m’ont soutenu », a-t-il déclaré le député Michel Sodjinou à l’entame de sa conférence de presse, adoptant un ton posé mais déterminé. Une manière pour lui de situer le contexte d’un acte qu’il dit mûrement réfléchi. Selon cet ancien membre du Parti Les Démocrates, cette décision trouve son origine dans des dysfonctionnements internes persistants. 

Il évoque notamment des tensions profondes au sein de la formation politique, qu’il estime préjudiciables à son bon fonctionnement. « Il y avait une rivalité Nord-Sud. Peut-on vraiment construire un pays comme ça ? », s’interroge-t-il, pointant une fracture qu’il juge incompatible avec toute ambition nationale cohérente.

Au-delà de ces divisions, le député met en cause l’organisation interne du parti, qu’il considère insuffisamment structurée. Il déplore également un déficit de communication entre les instances dirigeantes et certains responsables. « Le parti n’était pas bien structuré à l’interne », affirme-t-il, avant d’ajouter : « Je demandais certaines choses, mais je n’avais pas de réponse. Pourtant, j’étais ouvert au dialogue ».


Le parrainage, un pouvoir strictement personnel

La question du parrainage constitue, selon lui, le nœud central de cette affaire. Michel Sodjinou insiste sur le caractère individuel de ce pouvoir. « Le parrainage porte mon nom. Il m’appartient », tranche-t-il. S’il reconnaît avoir initialement laissé cette prérogative à la disposition du parti, il confie n’avoir jamais pleinement adhéré à cette orientation.


Concernant le retrait proprement dit, l’élu assure qu’il ne s’agit en aucun cas d’une réaction impulsive. « Cela s’est fait après plusieurs semaines de réflexion », précise-t-il. Il affirme par ailleurs avoir espéré, jusqu’au dernier moment, une concertation avec les responsables du parti, sans que celle-ci n’aboutisse.


Aujourd’hui encore, Michel Sodjinou soutient être resté disponible pour un échange. « Je voulais qu’on discute, mais on ne m’a pas écouté », regrette-t-il