La formation politique Le Libéral est sortie de son silence à la suite de menaces proférées à l’encontre du chef de l’État, Patrice Talon, sur les réseaux sociaux. Émis depuis Abomey-Calavi, le communiqué précise que le parti a « pris connaissance de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux dans lesquelles un individu se faisant appeler “Steve Woto” profère des menaces à l’encontre du Président de la République tout en évoquant le nom de Monsieur Richard Boni Ouorou ».

Face à cette situation, la formation politique tient à se désolidariser fermement de ces propos. « L’ensemble des membres du Libéral ainsi que son Président tiennent à porter à l’opinion publique qu’ils ne sont ni de près ni de loin liés à ces déclarations irresponsables, inacceptables et contraires aux valeurs républicaines que défend le parti », souligne le document. « Ni le Libéral ni Monsieur Richard Boni OUOROU ne se reconnaissent dans ces propos, qui n’engagent que son auteur », peut-on lire dans le communiqué.

Dans la même dynamique, le parti condamne sans réserve toute dérive verbale ou menace à caractère violent. Il affirme ainsi « condamner avec la plus grande fermeté toute forme de menace ou de violence verbale, particulièrement à l’endroit des institutions de la République et de leurs représentants ». Enfin, le Libéral réaffirme son attachement aux principes fondamentaux qui fondent son engagement politique, notamment « l’État de droit, la paix, la cohésion sociale et la stabilité de notre pays ».

Le président du parti Le Libéral est détenu depuis le 15 mai. Il est mis en cause dans une affaire de corruption liée à la procédure d’obtention du récépissé de reconnaissance officielle de sa formation. Deux agents du ministère de l’Intérieur sont également concernés par ce dossier.