Vers le rétablissement des relations diplomatiques entre Ouagadougou et l’UA. Le chef de l’État burundais, Évariste Ndayishimiye, a atterri le lundi 20 avril 2026 à l’aéroport international de Ouagadougou.
En sa qualité de président en exercice de l’Union africaine (UA) et d'envoyé spécial de l’organisation pour le Sahel, il a entamé une visite qualifiée « d’amitié et de travail ». Il a été accueilli à sa descente d'avion par le capitaine Ibrahim Traoré avant de rejoindre le palais présidentiel pour un entretien en tête-à-tête.
Un dialogue centré sur le Sahel et la lutte contre le terrorisme
Les échanges entre les deux dirigeants ont porté sur des dossiers stratégiques pour la région. Selon un communiqué de la présidence du Faso publié lundi soir, les discussions ont permis d’« échanger sur des questions liées à la lutte contre le terrorisme au Sahel et à la restauration des bonnes relations entre les pays de la Confédération AES et l'Union africaine ».
Le Burkina Faso appartient à l'Alliance des États du Sahel (AES) avec le Mali et le Niger. Cette visite intervient dans un contexte où les relations entre l'UA et le Burkina Faso sont restées complexes. L'organisation continentale a suspendu les activités du pays suite au changement de pouvoir d'octobre 2022.
Vers une nouvelle base de travail diplomatique
À l'issue de sa rencontre avec le capitaine Ibrahim Traoré, le général Évariste Ndayishimiye s'est exprimé devant la presse. Le pouvoir burkinabè rapporte que le président de l'UA assure désormais « mieux connaître la réalité objective de la région et du peuple burkinabè ».
Cette mission s'inscrit dans une suite de contacts diplomatiques maintenus malgré la suspension. En février 2023, Moussa Faki, alors président de la Commission de l'UA, s'est rendu à Ouagadougou. En 2025, un autre émissaire, Antonio Tete, avait également effectué une mission d'écoute et d'information dans la capitale burkinabè.
La volonté de maintenir une connexion institutionnelle
Lors d'une conférence de presse tenue au palais présidentiel, Évariste Ndayishimiye a souligné la nécessité de garder un lien entre les institutions. Il a évoqué « ce pont solide que doit constituer l'UA entre les institutions burkinabès et africaines. ».
Le président de l'UA a insisté sur l'importance de l'unité et de la solidarité pour faire face aux défis actuels de la zone Sahel. Au cours de son intervention, il a félicité « son frère, le camarade Ibrahim Traoré » pour « son engagement pour la paix et la stabilité dans son pays. »
Cette visite de haut niveau permet à l'Union africaine et au Burkina Faso d'établir une base de travail pour la suite des relations diplomatiques et le processus de retour à l'ordre constitutionnel
