Ce 4 mai 2026 marque le début du déploiement américain dans le détroit d’Ormuz. Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé sur son compte X que ses forces soutiendront le projet « Freedom ». La mission vise à « rétablir la liberté de navigation pour le trafic maritime commercial », selon un communiqué militaire.
L’opération est présentée comme une réponse défensive. Elle doit protéger les navires marchands souhaitant transiter par ce corridor. « Notre soutien à cette mission défensive est essentiel à la sécurité régionale et à l’économie mondiale, alors que nous maintenons également le blocus naval », a déclaré l'amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM.
Un dispositif militaire massif pour sécuriser un détroit stratégique
L’arsenal déployé par Washington comprend des destroyers lance-missiles, plus de 100 aéronefs terrestres et maritimes, ainsi que des plateformes sans pilote multidomaines. Cette opération connaitra la participation de 15 000 militaires. Le détroit d’Ormuz est une artère vitale pour l’économie mondiale.
Un quart du commerce mondial de pétrole par voie maritime y transite, ainsi que d’importants volumes de carburants et d’engrais. La semaine dernière, le Département d’État américain a annoncé un partenariat avec le Département de la Défense pour renforcer la coordination et le partage d’informations entre partenaires internationaux.
Téhéran menace de riposter
Téhéran a immédiatement réagi. L’Iran considérera toute ingérence américaine dans la réglementation maritime en vigueur comme une violation du cessez-le-feu. Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré lundi que les forces armées du pays savaient comment répondre aux menaces américaines. « La République islamique a montré qu’elle se considère comme le gardien et le protecteur du détroit d’Ormuz », a affirmé le porte-parole du ministère, Esmaeil Baghaei, rapporté sur X par le réseau d'information mondial sur l'Iran « Iran International ».
Baghaei a également critiqué la posture américaine. Selon lui, les États-Unis continuent de formuler des exigences excessives et illimitées dans leurs relations avec Téhéran. « L’habitude des États-Unis de formuler des exigences excessives et illimitées ne s’arrête pas », a-t-il déclaré.
