Le statut de formation de l’opposition de la FCBE prendra officiellement fin le 24 mai 2026, date correspondant à la prestation de serment du président élu Romuald Wadagni. Cette décision, annoncée à l’issue du Conseil national du parti tenu à Cotonou, marque un tournant important pour cette formation politique qui évoluait dans l’opposition depuis près d’une décennie.

Les raisons du virage politique de la FCBE 

Pour expliquer ce changement de cap, les responsables de la FCBE mettent en avant plusieurs motivations politiques. Dans une déclaration lue par Garba Yaya, secrétaire exécutif national par intérim, le parti affirme d’abord vouloir participer davantage à la gestion des affaires publiques à partir de 2026, estimant qu’une posture de collaboration avec le futur pouvoir serait plus utile dans le nouveau contexte politique.

La FCBE indique également placer de l’espoir dans la gouvernance que pourrait incarner Romuald Wadagni. Selon les dirigeants du parti, le président élu serait en mesure d’apporter des réponses à certaines insuffisances observées sous le régime du président Patrice Talon.

Même si elle annonce son soutien au régime Wadagni, la FCBE insiste toutefois sur le maintien de son autonomie politique. Le parti précise que cette orientation reste provisoire en attendant la tenue de son prochain congrès, qui devra fixer de manière plus claire ses futures orientations stratégiques.

Un Conseil national sur fond de démission de Paul Hounkpè

Cette décision de la FCBE intervient quelques jours après la démission de son secrétaire exécutif national, Paul Hounkpè, porte-étendard du parti et candidat à l’élection présidentielle d’avril 2026 face à Romuald Wadagni. Annoncé le 28 avril 2026, ce départ avait suscité la « consternation » du Bureau politique de la FCBE, qui avait renvoyé l’examen du dossier au Conseil national du 9 mai 2026.

La réunion du Conseil national s’est tenue en présence de plusieurs figures du parti, notamment, Soumanou Alassane et Garba Yaya, qui assure l’intérim au poste de secrétaire exécutif national adjoint. Dans sa lettre de démission, Paul Hounkpè expliquait vouloir prendre du recul afin de réfléchir à son avenir politique après plus de six années passées au sein de la FCBE.