​Le choix de la capitale économique pour la cérémonie suscite des interrogations au sein de l'opinion publique. Des citoyens questionnent la symbolique de cet événement en dehors de Porto-Novo.

​Le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, Wilfried Hougbédji, a rejeté ces critiques. Le représentant de l'exécutif affirme que la localisation géographique ne modifie pas la validité de l'événement. Selon ses déclarations, l'investiture aurait pu se dérouler à Natitingou, à Djougou ou à Lokossa sans perdre sa valeur.

​Le porte-parole a insisté sur ce point en déclarant : « La République, elle est partout chez elle, partout ». L'exécutif indique que la légitimité de l'acte d'investiture est liée à l'institution elle-même et non à un site spécifique. Pour appuyer cette position, Wilfried Hougbédji a comparé la situation aux pratiques religieuses, où la foi ne dépend pas du bâtiment. Selon lui, « Où que cela se serait tenu, cela aurait eu la même charge ».

​Des contraintes techniques à l'origine de la décision

​L'utilisation du Palais des Congrès de Cotonou découle de motifs logistiques. Les autorités soulignent que l'esplanade Charles-de-Gaulle subit actuellement des travaux de réhabilitation. Ce site accueille traditionnellement les cérémonies officielles de cette nature.

​L'état d'avancement du chantier empêche la tenue du rassemblement à cet endroit. Le porte-parole du gouvernement qualifie cette option de décision de circonstance, imposée par ces contraintes techniques. L'exécutif prévoit un retour vers les sites traditionnels pour les prochaines échéances, après l'achèvement complet des infrastructures. Le gouvernement demande de la sérénité aux populations face à ce calendrier.

​