Pendant une décennie, les Béninois se sont habitués au traditionnel Conseil des ministres hebdomadaire du mercredi. Avec l’arrivée de Romuald Wadagni au pouvoir, cette mécanique bien installée vient d’être profondément remodelée.

Selon le compte rendu officiel du Conseil des ministres inaugural, cette nouvelle périodicité permettra de mieux préparer les dossiers avant leur examen en Conseil des ministres, tout en accordant davantage de temps aux ministres pour le suivi des projets sur le terrain.

L’objectif est de privilégier un fonctionnement plus technique et plus structuré de l’action publique, avec des arbitrages effectués en amont avant les réunions gouvernementales.

Pour éviter tout ralentissement dans la gestion des affaires de l’État, le président a prévu un dispositif intermédiaire. Ainsi, un Comité interministériel se réunira deux fois par mois, précisément les premier et troisième lundis. Entre ces différentes rencontres, des Conseils de cabinet sectoriels pourront également être organisés chaque fois que nécessaire autour de thématiques spécifiques.

A travers cette nouvelle architecture administrative, le pouvoir Wadagni cherche visiblement à instaurer un mécanisme de coordination plus régulier entre les ministères, sans nécessairement multiplier les Conseils des ministres.

Ce choix intervient également dans un contexte où le nouveau chef de l’État a fixé plusieurs priorités majeures à son gouvernement, notamment l’éradication de l’extrême pauvreté, la réduction des inégalités entre les communes ainsi que le renforcement de la sécurité du territoire national.

Lors de cette première rencontre gouvernementale, Romuald Wadagni a d’ailleurs insisté sur les principes devant guider l’action de ses ministres : exemplarité, sobriété, intégrité et solidarité gouvernementale. Il a rappelé que les responsabilités ministérielles ne doivent pas être perçues comme des privilèges politiques, mais comme une mission au service de l’intérêt général.

Le passage à un Conseil des ministres mensuel apparaît ainsi comme l’un des premiers marqueurs de la méthode Wadagni. Une réforme qui traduit la volonté du nouveau régime de mettre en place une gouvernance davantage axée sur la planification, la coordination interministérielle et le suivi des résultats.