Vers un dégel diplomatique entre le Bénin et le Burkina après une rencontre entre Wadagni et Ibrahim Traoré. Le port de Cotonou et les corridors de transport étaient au cœur des discussions. Cotonou et Ouagadougou veulent fluidifier le passage des marchandises. Romuald Wadagni a été accueilli par le capitaine Ibrahim Traoré au palais de Koulouba le mardi 2 juin 2026. Les deux hommes ont eu un entretien en tête-à-tête. Selon le communiqué conjoint, cette rencontre « marque une étape décisive dans la revitalisation des relations bilatérales ».
« L'urgence de consolider la coopération face au terrorisme »
La question sécuritaire a occupé une place centrale dans les échanges. Les deux dirigeants ont insisté sur « l'urgence de consolider la coopération face au terrorisme, à la criminalité transfrontalière et à l'extrémisme violent ». Ils ont réaffirmé leur détermination à « œuvrer ensemble pour la paix, la stabilité et le développement durable en Afrique de l'Ouest ». Cette coopération renforcée devrait permettre un meilleur partage de renseignements et des actions coordonnées le long de la frontière commune.
Sur le plan économique, les retombées potentielles sont importantes. Les deux présidents ont salué « les perspectives prometteuses dans les domaines du commerce, de l'industrie, de la formation professionnelle, des infrastructures et de la logistique ». Le port de Cotonou joue un rôle important pour l'approvisionnement du Burkina Faso, pays enclavé. La fluidité des corridors de transport est essentielle pour les échanges commerciaux. Une amélioration de ce secteur réduirait les coûts et les délais d'acheminement des marchandises.
Des retombées concrètes pour les populations des deux pays
Pour concrétiser ces avancées, les deux chefs d'État ont convenu d'« accélérer la tenue de la 5ᵉ Session de la Grande Commission Mixte de coopération ». Ils veulent également « finaliser les accords en attente ». Ces mesures devraient débloquer des projets suspendus depuis plusieurs mois. Les secteurs de la formation professionnelle et des infrastructures pourraient bénéficier de nouveaux investissements croisés. Les entreprises béninoises et burkinabè auront davantage d'opportunités de partenariat.
La visite s'est achevée sur une note positive. Le président béninois a invité son homologue burkinabè à se rendre à Cotonou. Les deux dirigeants ont salué « l'intégration harmonieuse de leurs communautés respectives » et rappelé « l'importance des liens historiques et humains entre leurs peuples ». Cette nouvelle dynamique devrait profiter aux populations des deux côtés de la frontière. La coopération renforcée ouvre la voie à une prospérité partagée dans la sous-région.
