Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) formalisent un document de consensus destiné à orienter et à encadrer les futures consultations entre la CEDEAO et l’AES.
L’objectif de cette réunion est de répondre aux aspirations des peuples, en s’ouvrant au dialogue prôné par la Confédération AES. L’initiative vise également à préserver les intérêts supérieurs des populations ouest-africaines, rapporte Minute Bf.
A cette réunion de consultation, les délégations des trois pays vont élaborer un document-cadre stratégique, pouvant servir de référence pour garantir une approche harmonisée des négociations futures entre les deux entités.
« Notre Confédération poursuit sa consolidation institutionnelle, mais cette évolution institutionnelle ne constitue ni un recul ni une rupture avec l’idéal panafricain. Au contraire, elle représente une réponse politique stratégique et historique aux aspirations profondes de nos peuples », a déclaré le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Hermann Yirigouin TOE, chef de la délégation burkinabè.
Il a réaffirmé l'ouverture et la volonté des trois chefs d'État de maintenir la consultation et le dialogue avec la CEDEAO.
« Tout en exerçant leur droit souverain de redéfinir leur trajectoire, nos États n’ont jamais cessé de privilégier le dialogue, car souveraineté ne rime pas avec isolement. Et l’affirmation de soi ne saurait être incompatible avec la recherche de solutions concertées », a ajouté M. TOE.
S’exprimant au nom de la délégation malienne, M. Mahamane Amadou MAÏGA s’est félicité de la tenue de cette réunion d’experts visant à formaliser les cadres des relations AES-CEDEAO.
Pour le chef de la délégation nigérienne, « La préservation des intérêts des populations est une préoccupation commune entre l’AES et la CEDEAO, ce qui appelle à la coopération et à la préservation des liens séculaires de l’espace commun ouest-africain ».
Saluant l’élan d’ouverture au dialogue, le chef nigérienne, Al Assane Ousmane, s’est félicité de cette initiative conjointe, notamment la délégation burkinabè pour la qualité du document initial qui lui avait été soumis.
Démarrée mardi 23 juin dernier, cette consultation de trois jours des pays de l’AES prend fin ce jeudi sur l’élaboration d’un document de consensus, destiné à orienter et à encadrer les futures consultations entre les deux entités.
