Un acte de clémence marquant pour la célébration du 1ᵉʳ août 2026. Par l'intermédiaire d'un communiqué publié par le Ministère de la Justice et de la Législation, le président Romuald Wadagni a accordé une grâce présidentielle à 369 personnes condamnées. Cette mesure constitue la toute première grâce présidentielle accordée par le chef de l'Etat béninois depuis son accession à la présidence.
Une mise en liberté progressive dès le jour de la fête nationale
Les démarches visant à remettre en liberté les bénéficiaires ont démarré le samedi 1er août 2026 et se poursuivent au fur et à mesure de l'aboutissement des formalités administratives et judiciaires requises.
D'après l'administration judiciaire, cette mesure touche un ensemble de profils variés, dont certains ont été évoqués dans les médias. « Le jour où le Bénin célèbre sa liberté, la République tend la main à celles et ceux à qui une seconde chance peut être offerte, dans le respect des conditions prévues par la loi », inique le communiqué.
Un geste de clémence encadré par le droit constitutionnel
Le communiqué rappelle que l'exercice de ce pouvoir souverain n'altère en rien l'autorité des décisions de justice rendues par les juridictions béninoises.
La grâce présidentielle permet de réduire ou d'aménager l'exécution d'une peine, sans pour autant effacer la condamnation elle-même. « Elle allège l'exécution de la peine sans effacer la condamnation, et s'exerce dans un cadre légal rigoureusement défini », renchérit le communiqué.
Renforcer la cohésion nationale par la justice et la miséricorde
À travers cette décision, l'exécutif entend envoyer un signal d'apaisement tout en affirmant l'équilibre entre fermeté et humanité au sein de l'État.
« En cette journée de communion nationale, ce geste rappelle que la justice et la miséricorde peuvent concourir, ensemble, au renforcement de la cohésion nationale », précise le communiqué.



