Politique

Crise avec l'AES : la CEDEAO impose une négociation en bloc uni

Hervé ATIKA•

À l'issue de sa soixante-neuvième (69ᵉ) session ordinaire, l'Autorité des Chefs d'État et de Gouvernement de la CEDEAO a arrêté plusieurs décisions concernant ses relations avec l'Alliance des États du Sahel (AES). Le maintien du médiateur, les négociations en bloc et l'interdiction des démarches isolées figurent au cœur des directives.

Crise avec l'AES : la CEDEAO impose une négociation en bloc uni
Crise avec l'AES : la CEDEAO impose une négociation en bloc uni

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) poursuit la gestion du dossier diplomatique opposant l'organisation aux pays membres de l'Alliance des États du Sahel (AES). À l'occasion de sa 69ᵉ session ordinaire, l'instance faîtière régionale a officiellement formalisé sa ligne de conduite stratégique pour les mois à venir.

 

Prorogation de la mission du médiateur Lansana Kouyaté

 

Afin d'assurer la continuité des échanges diplomatiques avec les autorités des pays sahéliens, les dirigeants de la CEDEAO ont choisi de renouveler leur confiance au dispositif de médiation déjà en place. Le mandat du Chef Négociateur Lansana Kouyaté a donc été prorogé jusqu'en décembre 2026. L'extension de cette mission vise à garantir un cadre de dialogue permanent et structuré entre l'organisation sous-régionale et les États de l'AES.

 

Unité de commandement dans les pourparlers avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger

 

Face aux enjeux géopolitiques actuels dans la sous-région, l'organisation communautaire entend maintenir une approche strictement collective vis-à-vis des trois pays sahéliens. Les Chefs d'État et de Gouvernement ont ainsi fixé un principe d'action intangible. Les négociations avec les trois pays de l'AES, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, « se poursuivront exclusivement en bloc uni ». Cette position réitère le refus de l'institution de fragmenter les discussions ou de traiter au cas par cas avec les gouvernements concernés.

 

Interdiction stricte des initiatives diplomatiques individuelles

 

Pour éviter toute fissure dans le front commun sous-régional, l'instance dirigeante de la CEDEAO a adressé une consigne stricte à l'ensemble des nations membres de la communauté. Cette consigne invite les États membres à « s'abstenir de conclure des accords bilatéraux séparés susceptibles de compromettre la cohésion de la CEDEAO ». Une mesure qui vise à préserver la solidarité interinstitutionnelle et la cohérence de l'action diplomatique menée au nom des pays de l'Afrique de l'Ouest.

PolitiquePublié le 09 août 2026 à 15h20, modifié le 12 octobre 2026 à 05h40

Crise avec l'AES : la CEDEAO impose une négociation en bloc uni

À l'issue de sa soixante-neuvième (69ᵉ) session ordinaire, l'Autorité des Chefs d'État et de Gouvernement de la CEDEAO a arrêté plusieurs décisions concernant ses relations avec l'Alliance des États du Sahel (AES). Le maintien du médiateur, les négociations en bloc et l'interdiction des démarches isolées figurent au cœur des directives.

RédactionHervé ATIKA
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Crise avec l'AES : la CEDEAO impose une négociation en bloc uni
Crise avec l'AES : la CEDEAO impose une négociation en bloc uni

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) poursuit la gestion du dossier diplomatique opposant l'organisation aux pays membres de l'Alliance des États du Sahel (AES). À l'occasion de sa 69ᵉ session ordinaire, l'instance faîtière régionale a officiellement formalisé sa ligne de conduite stratégique pour les mois à venir.

Prorogation de la mission du médiateur Lansana Kouyaté

Afin d'assurer la continuité des échanges diplomatiques avec les autorités des pays sahéliens, les dirigeants de la CEDEAO ont choisi de renouveler leur confiance au dispositif de médiation déjà en place. Le mandat du Chef Négociateur Lansana Kouyaté a donc été prorogé jusqu'en décembre 2026. L'extension de cette mission vise à garantir un cadre de dialogue permanent et structuré entre l'organisation sous-régionale et les États de l'AES.

Unité de commandement dans les pourparlers avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger

Face aux enjeux géopolitiques actuels dans la sous-région, l'organisation communautaire entend maintenir une approche strictement collective vis-à-vis des trois pays sahéliens. Les Chefs d'État et de Gouvernement ont ainsi fixé un principe d'action intangible. Les négociations avec les trois pays de l'AES, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, « se poursuivront exclusivement en bloc uni ». Cette position réitère le refus de l'institution de fragmenter les discussions ou de traiter au cas par cas avec les gouvernements concernés.

Interdiction stricte des initiatives diplomatiques individuelles

Pour éviter toute fissure dans le front commun sous-régional, l'instance dirigeante de la CEDEAO a adressé une consigne stricte à l'ensemble des nations membres de la communauté. Cette consigne invite les États membres à « s'abstenir de conclure des accords bilatéraux séparés susceptibles de compromettre la cohésion de la CEDEAO ». Une mesure qui vise à préserver la solidarité interinstitutionnelle et la cohérence de l'action diplomatique menée au nom des pays de l'Afrique de l'Ouest.

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Journaliste

Hervé ATIKA

Journaliste passionné par l'actualité politique et judiciaire au Bénin. Reporteur pour Libre Express.

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